BIJOUX, MIROIRS, ETC
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mères, dont les extrémités forment, en s’allongeant , le couvercle du fermoir. Ces escarcelles, travaillées en velours ordinairement, avaient trois entrées, une par devant à l’intérieur du fermoir, ouverture en forme de poche qui fermait sans coulisses -, une autre par derrière, fermant de meme, et une dernière, également sur la face postérieure , qui s’ouvrait à coulisse au moyen d’un lacet -, c’était dans cette dernière poche que se trouvait fréquemment une petite bourse fermant par le même système, et adaptée à l'intérieur du sac pour contenir l'argent-, aussi le fermoir de l’escarcelle était-il à pivot mobile autour de son agrafe de ceinture, pour pouvoir être retourné facilement. Ces fermoirs du XVIe siècle comportaient toujours un grand luxe d’ornementation.
La châtelaine ou le clavendier, qui figure également en cette planche, est d’une époque postérieure-, ces clavendiers portaient une agrafe qui s’attachait à la ceinture, et ils étaient garnis d’un ressort qui, en s’ouvrant, donnait passage aux anneaux des clés.
La petite poivrière flamande en ivoire est couverte de sujets drolatiques sculptés en relief. Ces petits vases pouvaient également servir pour porter le tabac en poudre-, néanmoins, comme les râpes à tabac étaient évidemment destinées à ce dernier usage, on leur a généralement donné l’attribution exclusive de poivrière.
Le couteau placé en haut de la planche est orné d’un manche en buis, composé d’un groupe de figures en ronde-bosse d’une exécution très remarquable et représentant le sacrifice d Abraham. [Coll. Du Somme rard . )
Atlas, chap. xx, pl. u.