‹ Les arts au Moyen Age (volume 2)Chapitre 219 sur 271 · PLAQUE EN FER REPOUSSÉ · texte numérisé non relu

PLAQUE EN FER REPOUSSÉ

Le procédé du métal battu, dit sphyrélaton, est eu usage depuis les temps les plus reculés. Les Grecs et les Romains remployaient dans toutes leurs œuvres colossales. Pausanias dit de la statue de Jupiter élevée à Sparte et attribuée àLéarquede Rhegium,« qu’elle » n’est pas d’une seule pièce, mais quelle se compose de parties fa- » briquées séparément à coups de marteau, puis ajustées les unes » aux autres avec des clous » -, sans doute, le colosse de Babylone, dont parle Diodore de Sicile, était également fabriqué au marteau, ainsi que le colosse en or consacré à Jupiter par Cypselus et destiné par lui à Olympie.

Beaucoup de fragmens précieux démontrent l emploi de ce procédé chez les anciens. A l’époque de la Renaissance, ce genre de travail acquit un grand degré de perfection -, les orfèvres italiens en si grand nombre, dont parle Benvenuto Cellini dans ses mémoires, s’appliquant particulièrement au procédé du repoussé, qu’ils faisaient marcher de front avec les opérations de la sculpture en métal. Beaucoup d’artistes français et allemands s’en occupaient aussi. Le seul reproche que leur fait Benvenuto Cellini consiste dans la mauvaise jonction , au moyen de clous et de rivures, des pièces dont leurs figures se composaient.

Cellini fut le premier qui par la perfection de ses fontes amena à négliger le procédé plus long du sphyrélaton, procédé quecontribua

FERS 0LVRES, CISELES ET REVOUSSES.

également à faire mettre en oubli l’abandon des armures de luxe, où son emploi était de rigueur pour réunir la richesse à la légèreté.

La plaque exécutée en repoussé qui représente la mort de Cléopâtre provient de la décoration d’un meuble -, elle se compose d’un grand médaillon de forme ovale datas lequel figure le sujet • la bordure de ce médaillon porte les deux vêrs suivans :

CUM SÜBIIT MORTIS LEGES ANTONIUS ATRÆ,

SERPENTIS MORSU SESE CLEOPATRA NECAVIT.

L’encadrement de cette plaque de fer se compose de mascarons entremêlés d’arabesques, <le guirlandes, de fruits et de feuillages. XVIe siècle, (è’o//. Du S.)

ATLAS, ciiAP. xxii, pi,, il.

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