MEUBLE FLORENTIN
Le meuble qui fait le sujet de ces deux planches a été rapporté de Hollande en 1800 par un commissaire impérial ; il venait de Pologne, où tout porte à croire qu’il avait suivi Marie-Louise de Gonzague, épouse de Vladislas et de Jean Casimir, rois de Pologne, « cette reyne , issue de tant de maisons souveraines, entre autres de » celles de Gonzague, de Clèves, de Lor raine , de Ferrare , de Sa-
# voye , de Foix , de Lasearis, petite-fille des empereurs de Cons- » tantinople et de Trébizonde par les paléologues et la vertueuse » duchesse de Mantoue et marquise de Montferrat, sa bisayeule » paternelle , petite-fille de nos rois , étant issue par les femmes des » royales maisons d’Alençon , de Berry , de Bourgogne, d’Artois,
# et quatre fois par celle de Bourbon. »
Ce meuble est couvert de mosaïques en pierre dure , représentant des oiseaux et des paysages, de matières précieuses, de pilastres en lapis , de cornalines, de feldspath de labrador, de bas-reliefs d’ivoire, d’émaux, de repoussés d’argent, de marqueterie d'or , d’ écaille et de peintures. Il est divisé en trois parties, formant autant d’étages : la première se compose d’une table à quatre pieds en écaille incrustée de nacre , décorée de marbres et de pierres de couleurs -, la seconde partie, qui renferme presque toutes les richesses de la décoration de ce somptueux cabinet , est formée d’une armoire à deux vantaux, et c’est sur les faces intérieures et extérieures de chacun de ces vantaux, ainsi que sur les dix tiroirs qui composent l’intérieur , que sont distribuées toutes les matières précieuses , les émaux, les ivoires , les pierres et les peintures.
MOSAÏQUES
La partie supérieure forme couronnement , elle est garnie également de pierres et d’incrustations sur fond d’écaille, comme tout le reste du meuble •, elle est surmontée par trois figures en argent et par deux en rouge antique.
Ce cabinet , d’un luxe au-dessus de toute description , a subi une restauration intérieure sous le règne de Louis XV. Les peintures dans le style de celte époque ont sans doute remplacé une partie des mosaïques qui en décoraient les faces internes -, c’est , du reste, un des types les plus complets de la richesse qu’on prodiguait, sinon comme valeur d'art, au moins comme recherche et profusion des matériaux, dans les travaux du commencement du XVIIe siècle.
( Collect . Du Sommerard .)
ALBUM , 2e série, pl. xl.
ET 10e SÉRIE, PL. XXII.
MOSAÏQUES de saint-vital de ravennes.
Les mosaïques de Saint-Vital de Ravennes datent du VIe siècle; elles sont disposées sur le revêtement des parois principales de l’église , et représentent l’empereur d’Orient, Justinien, et l’impératrice Théodora. L’empereur est entouré de courtisans et de soldats ; il tient en main un vase en signe de largesses ; auprès de lui est l’archevêque de Ravennes, saint Maximien, qui consacra cette basilique.
Dans l’autre mosaïque , placée en face , l’impératrice Théodora est deboutaumilieude ses matrones; elle tient de même un vase dans ses mains , et s’approche de la fontaine aux ablutions placée devant la porte des basiliques , tandis qu’une figure relève la draperie pour en faciliter l’entrée. (Voir les Arts au Moyen-Age, chap. III. )
La figure du Christ reproduite dans la pl. xxxii de la ioe série est présumée être la célèbre mosaïque provenant des catacombes, qui se trouve placée au Museo S a cro, à Rome, près de la fresque des Noces Aldobrandines.
ALBUM , 3 e série , pl. xi.
mosaïque de san-miniato.
L’église de San- Minialo , près de Florence , fut construite en ioi3 par l’archevêque Hildebrand , sous l’empereur saint Henry. Vasari
mosaïques.
cite les travaux de cette construction comme un témoignage de la renaissance de l’art en Italie. La mosaïque qui décore la cavité supérieure de la voûte est fort remarquable -, au milieu est le divin Sauveur, entre les symboles des quatre évangiles-, à la gauche de saint Mathieu figure l’image de saint Miniatus , qui tient la couronne royale , justifiant son origine de descendant d’un roi d’Arménie. Ces travaux du XIe siècle sont d'une remarquable exécution -, la b ordure de la mosaïque se compose de figures et d’ornemens • le Saint-Esprit est au-dessus de la tête du Sauveur, placé entre l 'alpha et Y oméga, signes du commencement et de la fin. Le Christ a la main droite en action de bénir -, de la gauche il tient le livre des Evangiles -, il est assis sur un siège richement brodé , et ses pieds reposent sur un tapis aux couleurs variées. Cette mosaïque, d’une belle conservation , est une des plus belles pages de cette curieuse basilique.
ALBUM, 8e série, pl. x.
mosaïque du triclinium de l’ancien palais de latran.
La mosaïque du triclinium construit en 797 par Léon III dans l’ancien palais de Latran , est reproduite dans cette planche entre les deux figures de Lothaire que nous avons décrites au chapitre des miniatures. Saint Pierre, caractérisé par sa légende et par les clés qu’il porte sur ses genoux , est assis sur un trône élevé -, sa tête est couverte du nimbe qui se continue sur ses épaules -, à ses pieds sont d’un côté le pape Léon III , recevant de ses mains les insignes sacrés, et de l’autre Charlemagne tenant l’étendard. Ces deux figures sont agenouillées et leurs nimbes sont carrés. La légende est ainsi conçue :
BEATE PETRE DONA VIT A LEOia PP. EBICTO RIA CARULO REGI DONA.
(Voir Ciampini, Veter. Mon., t. II, c. xxi.)
ALBUM, 9e SÉRIE, PL. XIX.
mosaïque du choeur de saint-ambroisk.
V oir tome y, page 261, Orfèvrerie.
IYSTRUMENS DE MUSIQUE.
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