‹ Les arts au Moyen Age (volume 2)Chapitre 26 sur 271 · PORTE DE LA CATHEDRALE SAINT-MICHEL, A PAVIE · texte numérisé non relu

PORTE DE LA CATHEDRALE SAINT-MICHEL, A PAVIE

PORTE LATÉRALE DE LA CATHEDRALE DE VERONE t.

L’église Saint-Michel de Pavie est, sans contredit, l’un des plus curieux édifices romans de l’Italie, par l’accord parfait et complet de ses portaux, de son apside et de sa construction intérieure, où même le badigeon prodigué dans les parois lisses n’a pas atteint les chapiteaux et corniches très variés de formes et de sujets. La confession est elle-même une petite église souterraine à trois nefs formées par deux rangées de huit colonnes à chapiteaux romans, et dans laquelle on descend à l’entrée du chœur.

Les colonnes de l’église sont basses, ce qui rapproche de l’œil les riches chapiteaux du premier rang, lesquels correspondent beaucoup par leur style à ceux qui existaient à Saint-Germain-des-Prés. Quant à ceux qui couronnent les colonnes superposées du second rang, leur distance oblige de les juger d’après les autres -, mais ce que l’on remarque, c’est la finesse de dessin et d’exécution de la petite frise soutenue par de jolis médaillons , et qui sert d’entablement au premier ordre.

L’église intérieurement n’a d’ailleurs de très remarquable que des devants d’autel de marbre incrustés en arabesques d’un très beau travail, une fresque du XIVe siècle à la coupole du sanctuaire (couronnement de la Vierge), ainsi que quelques autres peintures dues à un artiste de Pavie, contemporain du Giotto, Andrino Edesiail y a aussi un fragment de mosaïque grossière, conservée en pavage à l’entrée du chœur, et qui appartient, dit-on, à l’époque des rois lombards.

La cathédrale de Vérone, postérieure d’un siècle à la belle église Saint-Zénon, qui cependant serait regardée comme moins ancienne d’après la tradition qui attribue la fondation de la première à Bertrade, mère de Charlemagne, et son achèvement à la femme et à la fille de ce prince (Ermangarde), dont les vertus, sinon les traits, sont consacrées dans les médaillons du tympan de la façade par ces inscriptions : fides, caritas, spes, ne présente de remarquable

» C’est par erreur que la planche porte le litre de Porte latérale de St-Zénon, à Vérone : c’est Porte latérale de la cathédrale de Vérone qu’il faut lire.

ARCHITECTURE

Si)

que quelques parties extérieures . l’église paraissant avoir été en grande partie reconstruite à une époque qui n'admettait aucune suite à donner aux traditions antérieures : ainsi, la grande façade même n’offre avec le baldaquin soutenu par les colonnes à moulures fines et contrariées, soutenues par des lions rouges, que l’intérêt de quelques sculptures qui ne peuvent remonter très liant d’après la conformité du dessin et du costume avec ce qu’on trouve dans les manuscrits saxons. La Durandale (Durindarda), placée entre les mains d’un des deux paladins sculptés sur les piliers latéraux de la grande baie, désigne Ptolland, qui est entièrement vêtu de maille et à moitié couvert par un grand écu pointu, comme ceux que les soldats de saint Louis fichaient en terre pour assigner la place d’où ils devaient combattre les Sarrasins, tout en cherchant ainsi à se garantir-, l'autre figure à longs cheveux, et vêtue d’un autre costume , serait , dit-on, le preux Olivier j mais alors ce qu’il tient en main ne saurait être un bâton de commandement. La petite frise, qui règne à une moyenne hauteur du sol de chaque côté de ce portail, offre de curieux enroulemens d'animaux et de fleurs. Une autre frise de même stvle règne au haut du mur extérieur de l’apside de cette cathédrale, dont le nom de dôme n’est pas justifié par une coupole centrale, la seule toiture de cette forme qu’on y rencontre existant dans une chapelle du nord.

La petite entrée de cette église du côté de la V ia Liceo (sud) nous a paru constituer à elle seule la valeur d’une reproduction graphique. Le petit porche à plein cintre et fronton est composé de quatre colonnes dont deux grandes et deux petites superposées, à chapiteaux chimériques. Une des petites colonnes est soutenue par un lion dont la crinière produit un effet étrange -, le soutènement de l’autre consiste en une assise de la hauteur de ce lion, sur laquelle sont sculptés divers sujets, entre autres Jouas avalé par le Leviétan, composition qu’on retrouve également et à deux reprises, d un travail presqu’analogue, dans le bas d un des stylobales de Saint- Marc, partie extérieure faisant face à la Piazzetta.

3e série , i»l. vu.

HÙTEL DE CLUNV, VU DU JARDIN.

Voir cliap. u.

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