‹ Les arts au Moyen Age (volume 2)Chapitre 57 sur 271 · A FLORENCE · texte numérisé non relu

A FLORENCE

L’abbaye de Saint-Médard de Soissons , que nousavons restituée d’après un ancien dessin , peut servir de curieux spécimen de ces richesconstructions monastiques du moyen-âge dont il ne reste plus trace aujourd’hui, grâce aux troubles révolutionnaires. Avec sa triple enceinte fortifiée, flanquée d’un nombre infini de tourelles et gardée par d’immenses fossés pleins d’eau, ne livrant accès dans ses murs que par trois ponts-levis successifs, cette abbaye semblerait une ville de guerre du moyen-âge, bien défendue , bien hérissée de toutes parts, plutôt qu’un établissement ecclésiastique -, et au milieu de tous ces forts , de tous ces remparts , cette myriade de clochers et de chapelles , ces cours , ces bâtimens et ces jardins sans nombre feraient croire à l’existence dans ces murs d'une ville tout entière , tant étaient grandes les ressources , la puissance et l’influence des ordres religieux au moyen-âge.

La cour du Palazzo Vecchio à Florence est un petit chef-d’œuvre de décoration ; il est difficile de rencontrer un ensemble aussi recherché , une décoration aussi riche par le goût des sculptures et des peintures et la profusion des arabesques. Au milieu surgit une fontaine en porphyre, d’une belle tournure , et surmontée d’une figure d’enfant par le Verrochio {voir 10e série, pl. iv).

9e SÉRIE, PL. IV.

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