XXX. — l’angle formé par la rencontre de deux
DIAGONALES CONVERGENTES PARTICIPE DU CARACTÈRE QUE CES DIAGONALES TIRENT DE LEUR INCLINAISON. PLUS l’angle est AIGU, ET PLUS IL SE RAPPROCHE, COMME SIGNIFICATION, DE l’iMPRESSION PRODUITE PAR LA CON- TEMPLATION DES LIGNES VERTICALES. PLUS IL EST ORTUS, ET PLUS, AU CONTRAIRE, LES SENTIMENTS Qu’iL EXPRIME MARQUENT UNE TENDANCE A SE CONFONDRE AVEC CEUX QUI RÉSULTENT DE LA CONTEMPLATION d’uNE HORIZON- TALITÉ.
Un simple exemple nous permettra de démontrer la justesse de cette proposition. La constatation, au surplus, en
est si facile qu’il n’est, pour ainsi dire, personne qui ne l’ait faite spontanément. Il suffît, en effet, de rapprocher mentalement le fronton de la Madeleine ou celui du Palais-Bourbon, de la flèche de la Sainte-Chapelle ou de celle de Notre- Dame, pour avoir une exacte notion de la dissemblance d’impression que peut produire l’inclinaison différente de deux diagonales convergentes. Autant l’angle obtus, qui sert d’amortissement aux premiers de ces deux monuments, exprime des idées de calme, de paix, de durée; autant l’angle suraigu , qui termine les deux admirables flèches de la Cité, provoque des sentiments d’un ordre absolument con traire.