EFFET SE NEUTRALISE
Cette préoccupation de bien régler les proportions des surfaces ou des objets qu’il est chargé d’embellir, s’impose d’autant plus au décorateur, que ces surfaces ou ces objets, pour présenter un caractère saisissant, ne doivent pas comporter des dimensions concordantes. Pour fixer notre pensée, supposons qu’un édifice, une pièce, un objet, figurent à nos yeux un cube parfait ; quel sera le caractère de cet objet, de cette pièce, de cet édifice? Ils n’en auront aucun. Et, en effet, ils ne provoqueront en nous ni sentiment d’élévation , puisqu’ils ne paraîtront pas élevés ; ni sentiments de durée et de staliilité, puisque leur largeur ne sera pas évidente; ni sensation mystérieuse, puisque la profondeur fera défaut. Leurs trois dimensions étant identiques, se rachètent et, produisant toutes trois une égale impression, se neutralisent. L’édifice, la pièce, l’objet, dont nous 2^arlons ne possè(]ent qu’un seul des éléments de la beauté : l’unité. La variété leur fait défaut, et avec elle disparaît le caractère.