‹ Les arts décoratifs modernesChapitre 13 sur 83 · TONY ET JACQUES SOCARD. — VITRAIL DE SALLE A MANGER. FRAGMENT · texte numérisé non relu

TONY ET JACQUES SOCARD. — VITRAIL DE SALLE A MANGER. FRAGMENT

LEPNMIERS ALES

"ART du vitrail ne semble pas devoir retrouver dans l’architecture moderne un éclat comparable à celui dont il brilla au cours des siècles passés.

On a pu croire que l'introduction récente de la charpente en fer dans la construction, en permettant de plus larges ouvertures, favoriserait une renaissance de l’art du vitrail ; il n’en fut rien. Si de larges baies sont ouvertes dans les édifices publics, hôtels de ville, musées, hôpitaux, banques; si, dans les maisons particulières, les dimensions des ouvertures ont été augmentées, c'est uniquement pour faciliter l'accès de l’air et de la lumière. L'emploi des vitraux, sans être tombé en désuétude, est donc restreint. Ilne se maintient avec continuité que dans l’art religieux : la lumière, tamisée par les vitraux des églises, invite au recueillement et à la méditation, et les splendides verrières des cathédrales transportent la pensée au delà du réel, racontant de merveilleuses histoires, magnifiées par l'éclat et la richesse des verres colorés.

Mais les peintres verriers sont plus souvent appelés à exercer leur talent de praticiens dans la réfection de vitraux anciens que dans l'exécution d'œuvres nouvelles. Et, même dans ce cas, relativement peu fréquent, le clergé éprouve de la méfiance à l’égard du modernisme dans l’art religieux ; il hésite à faire appel à des artistes de valeur pour la composition des cartons de vitraux, préférant s’en tenir à l’archaïsme, en quelque sorte rituel, auquel il est habitué et qui est devenu article de commerce au quartier Saint-Sulpice.

Page 1