‹ Les arts décoratifs modernesChapitre 23 sur 83 · AP )S RDE · texte numérisé non relu

AP )S RDE

trons des hommes, aux murs quatre panneaux étroits, opposés deux à deux, célèbrent le pain, le vin, les fruits et les légumes. Un autre en larsceur, au-dessus du buffet, offre en représentation, au-devant d’un jardin orné de fabriques, une réjouissance de l’âge d’or, divisée par des trophées de chasse — la chasse de nouveau est sport en faveur pour contre-balancer l’immobilité en automobile. Les éléments figurés sont dégagés et tirés loin de la réalité. Ils sont encore soumis avec exactitude à des rapports mathématiques — Ia raison est maintenant de toutes nos fantaisies — au point qu'ils présentent à l'esprit, par leur arrangement, le régal des nombres dans le même temps où la bouche, les yeux et l’odorat ont toutes les délectations. Une atmosphère spéciale est composée par les assaisonnements, les parfums des femmes et celui des fleurs serrées dans des grès de belle matière. Les différents vins, révélés au cours de randonnées automobiles, jettent des reflets sur la nappe marquée de jours par des fils tirés — travail irrévocable. Rien n’est veule. Les verres à boire et bijoux de parure sont taillés à facettes. Les plats d’argenterie semblent les produits de machines intelligentes. Dressoirs et buffet sont volumes francs ; ils sont chargés d’une brillante vaisselle de service et de plats décoratifs enluminés par nos plus ardents coloristes. Dans des vanneries de nos colonies sont distribués fruits et pâtisseries. Oui, un divertissement est organisé. Quand les grands rideaux sont tirés et, masquant les fenêtres, font l'isolement complet, quand on est installé dans les petits fauteuils, où l’on s'accommode mieux pour écouter et savourer, après l’action, nous jouissons du loisir et nous goûtons vraiment l’agréable sentiment de notre existence.

ANDRE VÉRA

DRÉSA. — ASSIETTE.

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