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LES PIÈCES DU COSTUME COPTE

.Mais. à en juger d'après huit de découvertes de tissus de soie dans les tombeaux d'Akmin qu'ont recueillis la collection Fouquet, puis le musée Frédéric de Berlin, on ne peut guère nier qu'il ait existé une industrie du tissu de soie dans les ateliers coptes1.

La palette du tapissier copte, au début, ne comprenait guère que la couleur écrue, el la gamme des pourpres plus ou moins foncés. Plus lard on introduit des Meus, des jaunes, des verts, et la résistance des couleurs coptes est telle que. malgré leur exposition au soleil ardent de l'Egypte, la différence entre l'endroit et l'envers du tissu est insensible. Le long séjour dans l'ombre des tombeaux n'en a pas davantage altéré l'éclat.

Avant d'entrer dans le détail de la décoration, observons que ces étoffes appartiennent toujours à des costumes civils et religieux Parfois ce sont des coussins funéraires sur lesquels on plaçait la tète du mort, et d'autres fois ses pieds. Le costume se compose d'une tunique qui reçoit différents ornements qui sont : des galons au cou et aux manches, les paragaudes ou courroies retenant la cuirasse, les tabulée ou empiècements carrés entre les paragaudes, les clavi aux épaules et sur la poitrine ; et par-dessus la lunique, un manteau qui s'attachait sur l'épaule droite, au moyen de fibules, laissant le bras droit libre. C'est sur la tunique et le manteau que se montrent toujours les ornementations les plus remarquables appliquées, cousues sur un tissu de lin fin comme de la soie que les Humains appelaient o byssus ». Mais il y eut aussi une grande fabrication de portières de soie pour les édifices et pour parer les murs.

Phase antique. - - Si nous nous sommes étonnés de rencontrer si peu île représentations de mythes du panthéisme grec sur les tissus byzantins, il n'en sera pas de même avec les tissus coptes. Les plus anciens el les plus nombreux tombeaux où l'on ait trouvé de ces tissus sonl du ii' et du me siècle : après le démembrement de l'empire d'Alexandre, l'Egypte était devenue colonie romaine, et il était naturel que les coptes se préoccupassent îles goûts de la métropole, leur riche cliente. Les tissus sont, en général, dune couleur unie, pourpre ou brune, a\ <■(■ des lilels clairs en lin écru. Le dessin est sommaire, net, assez plastique ; naturellement, dans la ligure, il est plus faible que dans l'orne-

1 Voir J. Strygowski. Seidenstotïe aus Aegypten im K. Friedrich Muséum [Jahrbuch der Kon. /'/'. Kunslsammlungen, li)03, p. 117. — Étude pleine d'aperçus ingénieux et nouveaux.

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