DENTELLES DE MAI.1NES
Ateliers de Malines. — Ge qui distingue au contraire la Malines, c'est un gros lil plat qui cerne la fleur. Le toile de cette dentelle, son rempli, est encore plus lin que celui de la Yalenciennes, et c'est pour en délimiter la l'orme qu'on a senti le besoin de le contourner d'un lil plat un peu brillant, qui en accentue le dessin, (l'est la plus souple de toutes les dentelles. Le fond est formé d'une petite treille ronde très légère et très fine, qui est certainement la plus jolie de toutes les mailles au fuseau.
Très à la mode sous Louis XV, elle a beaucoup exploité les dessins
Dentelle d'Angleterre au fuseau, commencement du xix» siècle (Musée des Arts Décoratifs).
rocailles ; sous Louis XVI, on lit principalement tles guirlandes et îles enlacements ajourés, et quand on en vint aux petits semis, la Malines allia admirablement ces dessins très légers avec la transparence et la régularité de ses jolies petites mailles. Il n'est pas de dentelle qui s'allie mieux avec la gaze et la mousseline.
« Malines » est un terme générique, car on la fabriqua aussi bien à Anvers et à Louvain. On en lit à Lille et à An as même, d'un genre semblable, mais en plus ordinaire, les lils étanl plus gros, la maille moins bien formée; le travail cependant était conduit de la même façon.
Ateliers île Chantilly. — Chantilly passe pour avoir été au svin" siècle le centre de ralliement îles dentellières dispersées dans l'Ile de France. L'atelier se créa surtout une réputation, quand il s'appliqua à la production de dentelles noires.