TISSUS HISPANO-MORESQUES
taffetas de soie blanche ei la dàlmâlique en pourpre on) été aussi conservées.
La cathédrale de Cefalu conserve aussi, en souvenir de Roger II, un fragment de sa ceinture, el un fragment de sa tunique de soie bleue, el la cathédrale de Ratisbonne, deux tissus île soie portant les titres île Guillaume 11. spécimens bien caractéristiques de tissus siciliens avec îles bêtes chassant, des rosettes, des médaillons à ornements géométriques, el une large frise d'inscription.
Rappelons aussi la tunique de lin envoyée à Othon IV el qui enveloppa les restes île Frédéric II.
Peuvent être encore considérés comme siciliens, les beaux tissus aux perroquets el aux aigles île la collection Errera au Musée de Rruxelles, el en en rapprochanl les décors de certains détails décoratifs [des mosaïques de Cefalu el île la Martorana à Païenne, une étoile du Trésor île Coire, el plusieurs tissus du Trésor de Sens, plus particulièrement encore l'étoffe dite Suaire île saint Potentien.
Tissus hispano-moresques. — Il n'est pas douteux qu'en venant s'y fixer, les Arabes n'aient importé en Espagne les pratiques du tissage, telles qu'elles existaient en Orient. De nombreuses provinces eurent des métiers qui travaillèrent activement: mais, à croire les écrivains contemporains arabes al Makkari el Edrisi, nulle ville ne prima alors Alméria, capitale d'Andalousie sous les Umoravides ; el il semble bien que la culture de la soie avail été introduite en Espagne avant le \' siècle, époque a laquelle relie culture y était déjà 1res prospère, et permettait à l'Espagne d'exporter une grande quantité de soies brutes el de tissus. Les échanges étaient très actifs entre l'Espagne et l'Italie, et les éloffes étaient une des monnaies d'échange les plus commodes el les moins encombrantes, d'une valeur équivalente à celle des métaux précieux.
Le lissu le plus ancien, d'un caractère 1res particulier, et semblant bien d'origine hispano-moresque, esl un grand fragment de soie fine) conservé à l'Académie royale de l'Histoire, à Madrid, où, dans les médaillons, sont représentées des figures assises, peut-être un roi el une reine, el ailleurs, des lions, des oiseaux el des quadrupèdes ; dans deux bandes courl une inscription coufique au nom de l'iman Abdallah Hicham, Calife en '.I7li : c'ésl évidemmenl un lissn fait dans un tira/., car nous saxons qu un des luxes du souverain était de faire mettre son nom. ou un de ses attributs, sur l'étoffe de ses robes. - Une superbe étoffe de
Tissus de soie arabe, et hispano-moresque (Musée de Cluny)