‹ Les arts du tissuChapitre 80 sur 280 · LA CHAPE DE LEON III AU VATICAN · texte numérisé non relu

LA CHAPE DE LEON III AU VATICAN

même n'est que le centre d'une autre gloire plus considérable, qui contient les cliieurs des anges «'I les ordres des saints. A la droite du Christ est la Vierge, vêtue d'argent; à sa gauche saint Jean-Baptiste, d'un type byzantin connu, tel qu'on le voit dans les ivoires. 11 est impossible de décrire Imis les groupes qui peuplent le ciel. C'est là une œuvre magnifique, où le génie de la composition est très grand, vrai Te Deum en l'honneur du Christ, et , par son stj le. la plus pure Heur de byzantinisme. A pri 's avoir cru longtemps ce magnifique tissu du temps de Charlemagne, au couronnement duquel il aurait servi, on a depuis renoncé à cette légende, pour l'attribuer à la plus lu-Ile époque de l'art byzantin, du x" au xi" siècle.

Serait contemporaine de la dalmatique impériale une étoffe d un prix inestimable, bien qu'en assez mauvais état, parce qu elle nous offre la représentation d'un empereur byzantin. C'est l'étoffe dite de l'évêque Gunther, au Trésor de la cathédrale de Bamberg. I n empereur à cheval \ apparaît dans toute la splendeur des grandes solennités; son cheval blanc est couvert d'un caparaçon orné d'or, de perles et de pierres précieuses. Le cavalier est vêtu d'une robe splendide qui descend jusqu'à ses pieds, sa taille serrée par une large ceinture d'une richesse inouïe. 11 tient dans sa main le sceptre impérial enrichi de perles, qui contenait peut-être une parcelle de la vraie croix; sur le li--.su très usé le visage a malheureusement disparu, mais la couronne et le nimbe ont subsisté. Il s'avance entre deux reines, représentant Minent et l'Occident, les deux Romes, qui viennent, les pieds nus, lui offrir le casque de la guerre et la couronne de la paix. Ce tissu fut trouva'- dans le tombeau de I évêque Gunther, peut-être ce chancelier de l'Empire qui, en 1062, lui évêque de Bamberg. Parti en pèlerinage aux lieux saints, ce fut en en revenant en 1064, à travers la Hongrie, qu'il fut enlevé par une soudaine maladie.

De la même époque sont sans doute deux beaux fragments de tissus brodés, légués par Ottobono Robario de Feliciani, mort en 1314, patriarche d'Aquilée, à la Collégiale de Castel Arquato où ils sont conservés. Ces sujets brodés sont chrétiens, connue sur la chape de Saint-

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•I la représentation de la Ce

purement byzan-

tine; Jésus n'est pas assis au milieu des Apôtres, mais debout , comme nu prêtre qui dispense les espèces eucharil isques. Les personnages, admirablement groupés, d'une 1res noble allure, rappellent les enluminures île la Bible syriaque de la Laurentienne <\i siècle mi de l'Evangéliaire n 71 de la lîihhol lieiine Nationale, œuvre du \C siècle.

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