Une tête d'enfant du Laocoon
i3. Une tête de Cheval.
5i. Les trois villes, bas-relief, donné par S. A. I.
ucques.
Germanicus.
Vénus de Médicis.
ce que nous tenons de la générosité de Son Altesse Impériale, le reste esl dans un étal pitoyable, par le peu de soin qu'on en a eu, ou esl mauvais. J'ai noté également en marge, les morceaux qu'il faudrait préférer dans le musée île Paris.
J'ai élé aulanl discrel que possible.
Son Altesse Impériale ajoutera sans doute à celle liste quelques morceaux de goûl.
Le Laocoon est un des modèles les plus désirés à Carrara, je l'ai mis eu tête comme le plus précieux. Cependanl il roulera bien cher pour le transport el peiil arriver en très mauvais ('■lai.
Toutes réflexions faites, je proposerai de faire mouler celui qui esl à l'Académie Napoléon, à Lucques. Celle opération exécutée à prix fait, ne coûterai I pas plus que le Iransporl cl on aurait le moule à Carrare, dans lequel on pourrait en couler plusieurs; comme il n'esl pas un artiste qui ne soil jaloux d'avoir toul ou partie de ce groupe, on retirerait des jets le prix de la forme, on pourrait même en vendre aux académies d'Italie qui ne peuvent plus se le procurer qu'avec beaucoup de difficulté et des frais.
Le seigneur Toffanelli s'opposera à celle opération, sous prétexte que son plâtre en sera gâté, j'avais aussi cette crainte, l'expérience m'a prouvé qu'elle n'est pas fondée.
Le mouleur [formatoré] Mathieu Ambrogio, qui aime mieux aller à Palerme vendre ses petites figures, que travailler pour les académies, dira qu'il n'esl pas capable, mais il ne faut pas le
Vénus accroupie.
Un faune.
Los têtes «le Laocoon.
Buste d'Homère.
Buste de la Pallas de Velletri.
I demander à Paris.
Le Laocoon (voir ma note).
Le Soldai grec, dit Phocion.
Les Muscs,
L'Apollon drapé, (forment un ensemble).
La Diane dite de Versailles.
La petite Minerve.
La Vénus du Capitole.
Les Bustes île Niobé.
Le Buste de Caligula, précieux par son travail au trépanl peu connu ici.
La tête de la Vénus d'Arles.
La Statue de l'Espérance.
Différents fragments de figures tels que bras, jambes, pieds, mains, etc., même îles bustes autant qu'il en pourra entrer dans les vides des caisses, cela ne pèse guère plus que l'étoupe et la sciure de bois avec lesquels on emballe et ces objets sont très précieux pour l'étude et très rares ici.
croire. Je sais ce qu'il sait faire; j'entrevois dune qu'il faudra, si on adopte mon idée el si on tient à ce que l'exécution ait lieu de suite, que S. A. I. dise : Je le veux.
Si S. A. I. commande quelques-uns de ces objets à Paris, je crois que l'on trouverait de l'économie à les faire remettre à un négociant, au frère de Ba/.in, par exemple, qui est banquier à Paris et qui prendrait son temps el ses mesures pour les faire transporter au meilleur compte possible : trop souvent ceux qui travaillent pour les princes taillent en grand, et leur l'ont dépenser le double sans mieux faire les choses.
J'ai proposé hier de calquer les pendules et candélabres, dont S, A. I. désire des copies en marbre, je remarque que, avant, il faut observer si les objets sont susceptibles d'être exécutés avec une matière aussi dure et aussi cassante
i|lle le marbre .
J'ai conçu l'idée d'une pendule; ne sachant pas modeler j'ai tâché de lin culquer dans une cervelle carraraise; si le modèle en terre réussit, je prendrai la liberté de vous prier de le soumettre au jugement de S. A. I. On est bien malheureux de ne pas pouvoir rendre soi-même ce que l'on sent si bien.
Je vous renouvelle, .Monsieur, l'assurance du respect el de la considération de votre très humble serviteur,
Hector Sonolet (i).
1 Banca Elisiana 1807-1811.) La lettre est sans doute adressée à Froussard, chef de Cabinet de la Princesse ou au directeur du musée.
NOTE DES PLATRES