‹ Les arts meconnusChapitre 21 sur 151 · COSTUME ET TRONE D’UN EMPEREUR A BYZANCE · texte numérisé non relu

COSTUME ET TRONE D’UN EMPEREUR A BYZANCE

D’après un manuscrit grec du ix« siècle contenant l’œuvre de saint Grégoire de Nazianze.

Bibliothèque nationale.

Les Romains excellaient surtout dans les portraits ; la glyptique en profitait encore plus que la numismatique, la vogue n’en étant pas bornée chez eux par diverses entraves comme la gravure en médaille l’a toujours été. Enfin Rome, la

LES CAMEES ET LES PIERRES GRAVEES

cité guerrière, demande aux graveurs en pierre fine leurs plus belles productions pour en consteller la poitrine des légionnaires les plus valeureux ; décorations artistiques dont la somptuosité n'a jamais pu être égalée.

Les historiens grecs et latins nous ont laissé du luxe de l'Égypte et de la Syrie à cette époque, des descriptions qui démontrent une passion pour les gemmes dont nous ne pouvons nous faire une idée; les vaisseaux de parade, les lilets de l'amphithéâtre, les chars de triomphe, les couvertures des lits en étaient ornés.

Rome, après avoir conquis ces royaumes, adopte et même exagère encore leurs extravagances.

Caligula orna son cheval-consul d’un collier de pierreries.

Héliogabale les aimait tant que tous les jours il changeait d'anneaux et mettait les plus belles gemmes dans ses écharpes et à ses chaussures.

Les Romains de la décadence en paraient même des vases dont frisage ne s’accorde guère avec de telles richesses.

Rome déchue, Byzance s’élève et amène avec elle le règne des ‘fantaisies les plus bizarres, des coquetteries les plus singulières; nous retournons, après la grandeur romaine, vers la fin de la période antique, à la pompe lourde, à la richesse écrasante des Asiatiques. Le Bas-Empire cache ses plaies intérieures, sa construction éphémère, sous les reflets d’or de l’antique Orient ; le luxe accompagne les discussions enfantines; le fard et les pierreries cachent la sénilité.

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