‹ Les aspects radiographiques de la broncho-pneumonie non tuberculeuse, dans la première enfanceChapitre 10 sur 54 · I. — Les opacités trabéculaires ou arborescentes · texte numérisé non relu

I. — Les opacités trabéculaires ou arborescentes

Ce sônt des opacités linéaires plus ou moins épaisses qui, tantôt rayonnent en éventail autour du hile, tantôt se trouvent réunies entre elles par de fins linéaments qui donnent au champ pulmonaire un aspect réticulé très accusé.

Ces opacités relèvent de Ia réaction péribronchique. Il s'agit là, le plus souvent, d’une accentuation des om-

bres broncho-vasculaires. Elles traduisent des broncho-pneumonies diffuses ou localisées en évolution. On les observe aussi comme reliquats de bronchopneumonies, constituant les ombres hilaires qui peu-

vent persister pendant longtemps.

Il. — Images nodulaires

Les images nodulaires s’observent dans les broncho-pneumonies à foyers disséminés. Ce sont celles que l’on rencontre peut-être le plus souvent au cours de processus broncho-pneumoniques. On aperçoit d’abord un réseau broncho-vasculaire dont les travées sont épaissies et ont des contours peu nets. Disséminées çà et là, au voisinage de ces travées, se trouvent des taches isolées, de volume, de forme, et d’opacité variables. Ces formations siègent de préférence dans le lobe inférieur mais elles peuvent être aussi irrégulièrement réparties dans Îles différents lobes pulmoaires. Le mode d'apparition, la forme et le groupement de ces différentes taches nodulaires interviennent pour donner à chaque radiographie son aspect caractéristique et constituer les figures si diverses que l'on peut observer.

Dans quelques cas, on peut trouver associées des images nodulaires et des images en foyers plus ou moins étendus. De pareilles images se voient dans les broncho-pneumonies subaiguës ou des lésions d’abord disséminées s’associent pour donner des ombres plus ou moins confluentes. On observe alors un réseau

broncho-vasculaire à travées épaissies; sur ces travées apparaissent des ombres en taches et des ombres en nappe plus ou moins étendues qui siègent de préférence au niveau des scissures, dans la région juxtahilaire ou dans le lobe inférieur du poumon.

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