‹ Les aspirations [microforme]Chapitre 15 sur 82 · A UN POÈTE PARISIEN · texte numérisé non relu

A UN POÈTE PARISIEN

Dans l'arbre surplombant la cataracte blanche Dont les grondements sourds attristent les échos, Le chantre de l'été parfois le soir se penche

Et mêle sa cantate aux mille bruits des flots.

O merveille ! bientôt la limpide avalanche,

Pour entendre monter dans l'air les trémolos Que le doux rossignol fait pleuvoir de la branche, Semble insensiblement étouffer ses sanglots.

Comme l'oiseau divin, à poëte sublime! Tu chautes hardiment au-dessus d’un abime D'où montent le blasphème et de fauves rumeurs ;

Et souvent, pour ouir la mâle symphonie

Que sur l'humanité verse ton fier génie, Le vieux Paris, ému, fait taire ses clameurs.

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