‹ Les aspirations, poésies canadiennesChapitre 24 sur 82 · QUI A TRADUIT EN VERS ANGLAIS DEUX DE MES POÉSIES · texte numérisé non relu

QUI A TRADUIT EN VERS ANGLAIS DEUX DE MES POÉSIES

Barde, à ton large front rayonne la fierté Des têtes que le feu de l’idéal entoure,

Et Ton sent tressaillir sur ton luth enchanté Le souffle d’Ossian et le rythme de Moore.

Pour célébrer les champs, les bois, les vieux castels, Pour louer les héros dont on baise la trace,

Pour chanter les combats et les deuils immortels,

Tu vibres du frisson des poètes de race.

Et l’ardeur du soleil qui dore le lichen,

L’arome capiteux qui flotte sur la lande,

L’éclat d’ilots qu’on croit détachés de l’Éden,

Le frais gazouillement de la brise d’Irlande;

Les échos du vallon où ton ancêtre est né,

L’attrait de la légende où revit maint fantôme,

La sauvage splendeur du lac de Killarney,

Le blond miroitement des toits couverts de chaume;

La fraîcheur de la mousse enguirlandant les murs. Les bruits harmonieux des bois et des cascades,

Le babil des ruisseaux, des joncs, des seigles mûrs, Le charme toujours neuf des antiques ballades;

L’éternelle verdeur de l’île des martyrs,

La rumeur du Shannon, l’hymne de l’Atlantique, L’odeur du trèfle au pied des tours et des menhirs, Les sons mélodieux de la harpe celtique;

AU DOCTEUR J. -K. FORAN

Chants, feux, ombrage, échos, sèves, souffles, senteurs, Tout cela vit, frémit, embaume et se reflète Dans les mots chatoyants de tes vers enchanteurs,

O noble fils d’Érin ! ô fier et grand poète !

Et si mes humbles chants survivent à mes pleurs, S’ils résistent au temps, devant qui tout s’efface, C’est que ta lyre d’or, forte comme ta race,

En aura prolongé l’écho dans tous les cœurs.

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