‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 40 sur 324 · C. L A., III · texte numérisé non relu

C. L A., III

k. Marquardt, De conciliis et sacerdotibus provinciarum romanarum (Ephemeris Epigraphica, t. 1, p. 212-214). — Pallu de Lessert, Les assemblées provinciales et le culte provincial dans l'Afrique romaine (Bulletin des antiquités africaines, t. II, p. 18 et 14).

nom propre, on peut le regarder comme une indication chronologique. Nous ne saurions, il est vrai, considérer les mots dpyrepeus mpütos Emapyelac tn x Nacbüvos de l'inscription de Trebellius Rufus comme une indication chronologique. Cette inscription date de la seconde moitié du premier siècle de notre ère, ct nous avons vu que l’aulel provincial de la Narbonnaise dut être établi dès le règne d’Auguste. Mais, comme l’a remarqué M. Guiraud', auquel nous empruntons celte réfutation péremptoire, l'expression roûros émapyetas et les expressions analogues, dont il a recueilli plusieurs exemples, se trouvent fréquemment dans les textes, on doit détacher ces deux mots d’épyteosis et il peut même fort bien se faire que ce mot ne désigne pas un prêtre provincial.

Une raison décisive s'oppose d’ailleurs à ce que à la tête du concilium provinciæ se trouve un collège de prêtres. Les prêtres provinciaux sont fréquemment désignés sous le nom de flamine. Or ce nom ne désigne qu’un sacerdoce individuel ? et exclut toute idée de collège 5. Enfin le coup de grâce a été porté à cette théorie par la découverle de la plaque de bronze de Narbonne. Dans ce fragment qui règle surtout la condilion du flamine, nous voyons paraître le flamine, la flaminique, mais tout dans ce document suppose un sacerdoce unique. D'ailleurs Tite-Live*, en parlant de la dédicace de

l'autel des trois Gaules, parle expressément d’un sacerdos crealus au singulier ÿ,

Ainsi à la têle du concilium se trouvail un personnage unique. Il s'appelait dans les trois Gaules sacerdos Romæ et Augusti ad aram, ad confluentem Araris et Rhodan’, ou en-

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