CHALONS EN CHAMPAGNE
Généralité en 1577.
Champagne Haute : Rethelois, Porcien, Argonne, Rémois, Pertbois, et Basse : Champagne proprement dite (Troyes), Vallage, Bassigny. Ces divers districts ne composaient pas la Champagne tout entière; le reste de la province était réparti entre les généralités de Paris (Senonais et Brie), de Soissons (Brie) , et de Metz (Sedan et Raucourt).
Etendue : 1,226 heues carrées.
Population en 1780 : 812,800 habitants.
Bureau des finances et intendance à Châlons (12,000 hti).
Douze élections : Châlons, Reihel, Sainte-Menehould en Argonne , Vitry en Perthois , Joinville et Bar-sur- Aube en Vallage, Chaumont et Langres en Bassigny, Troyes et Epernay en Champagne, Sezanne en Brie, Reims.
2,252 paroisses.
Taille personnelle; province des grandes gabelles (sauf le Rhetelois et quelques paroisses privilégiées), et des cinq grosses fermes. Principauté de Vaucouleurs, dans le Bassigny, exempte de tailles, d'aides et de gabelles (1).
Contributions de la généralité : 21,800,000 liv., soit environ 3,8 pour 0/0 de l'ensemble des contributions du royaume (26 liv. 16 s. par tête).
Etat ecclésiastique : Reims (31,000 habitants), archevêché. Trois évêchés : Châlons sufTragant de Reims, LaDgres, de Lyon , Troyes (32,500 habitants) , de Sens.
Gouvernement de Champagne et Brie : 4 lieutenants généraux (Langres, Troyes et Sezanne; bailliage de Reims; bailliages de Vitry et de Chaumont; bailliages de Meaux , Provins et Château-Thierry).
(i) Suivant quelques auteurs cette principauté dépendait du Barrois.
Parlement, Chambre des comptes et Cour des aides de Paris ( i ) . Université de Reims fondée en 1548.
La loi des 26 février-4 mars 1790 décida que la Champagne, avec la principauté de Sedan, Carignan et Mouson) généralité de Metz), Philippeville, Marienbourg, Givet et Charleroi (généralité de Valenciennes), formerait quatre départements, savoir: Ardennes (Rhetelois, Rémois, principauté de Sedan, etc.) , iiu6e (Champagne proprement dite, comté de Bar- sur- Seine détaché de la Bourgogne) , Marne (Brie-Champenoise, Perthois, Rémois), et Haute-Marne (Bassigny, Vallage, partie du Châtillonnais détachée de la Bourgogne ).
Les places fortes de Marienbourg et Philippeville ne font plus partie de la France depuis 1815.
Voici les divisions administratives des quatre départements :
ta
en
DISTRICTS
Arden-
DCS.
MéztÈRKS OU
Charicville , Sedan, Réthel, Rocroi , Vouzlers, Grand- Pré.
/ Troyrs, No-
I gent-s.-Seinc ,
Aube. J Arcis-s.-Aube
i Bar-s.-Aube ,
Marne.
Hante- Marne.
Bar-s.-Scine.
CHALoivs,Reims Sainte- Mcnehould.Vitry-lo- Français.Epernay, Sézanne.
C il A i: M () !V T,
LangreSjBoarbonne, Bourmont,Joinviile Saiiit-Dizier.
ARRONDIS- SEMENTS an VKI.
MézikftES, Rorrov, Sedan, Relhel, Vouziers.
Troyes, Arciss.-Aube, Nogenl-s .-Seine
CiiALONS.Reims Sainte - Mcncliould,Vitry-Je- Franç», Epernay.
Vassy, Langrcs.
Totaux
NOMBRE en 1866 de
SI
POPULATION en
(1) Présidiaux à Cliûlons , Chaumont, Langrcs , Reims, Troyes Pl Vilry-le-Français. Juridictions tonsuiaires à Chàlons, Langres, Reims et Troyes.
Il y a deux sièges épiscopaux dans la Marne , celui de Reims , archevêché , qui comprend , outre Tarrondissement de ce nom , le département des Ardennes , et celui de Châ- Ions pour les quatre autres arrondissements. L'évêché de Langres a pour diocèse la Haute-Marne; celui de Troyes le département de TAube.
L'Aube appartient à la \^^ division militaire (Paris); la Marne et les Ardennes à la hfi (Châlons-sur-Mame); la Haute* Marne à la 7^ (Besançon).
L'Aube et la Marne sont du ressort de la cour d'appel de Paris ; les Ardennes de la cour d'appel de Metz ; la Haute- Marne de la cour d'appel de Dijon. L'Aube et la Haute-Marne font partie de l'Académie de Dijon ; les Ardennes de l'Académie de Douai ; la Marne de l'Académie de Paris.
Les contributions directes et indirectes, perçues en 1866 dans les départements, qui composent approximativement l'ancienne généralité de Châlons, se sont élevées à la somme de 54,819,194 fr., soit 2,8 pour 0/0 des recettes toUles du budget.
ILE DE COKSE.
Intendance en 1768.
Etendue : 540 lieues carrées.
Population en 1780 : 124,000 habitants.
Pays (Tétais,
Onze juridictions : Basii^y Corte, La Porta- d'Ampugnani , Cap-Corse, Nebio, Calvi, Vico, Ajaccio, Sartène, Bonifacio, Aller ia.
Dîme en nature; droits d*entrée et de sortie; quelques antres droits peu élevés. Produit total des contributions : 600,000 livres (4 livres 17 s. par tête.)
Etat ecclésiastique : Cinq évêchés comprenant 269 cures, savoir : Ajaccio, Sagone, Aléria sufîragants de Pise ; Hariana et Accia réunis, Nebbio suffragants de Gênes.
Gouvernement de Corse : 1 lieutenant général.
Conseil supérieur de Corse.
La loi des 26 février— 4 mars 1790 avait décidé que la Corse formerait un département, composé de neuf districts. Cette décision^ prise à titre provisoire, avait reçu Tassentiment de rassemblée des électeurs appelés à se prononcer
sur le point de savoir si Tîle comprendrait une seule ou deux circonscriptions; mais le l^^ juillet 1793, la Convention en revint à la division projetée en 1790. Les deux départements ainsi créés furent : le Golo, cheMieu Bastia, et le Uamone, cheMieu Ajaccio. Cet état de choses se maintint jusqu'en 1811 qu'un sénatus-consuUe du 19 avril porta réunion des départements du Golo et du Liamone en un seul département, la Corse, dont le cheMieu fut flxé à Ajaccio.
Ce département est aujourd'hui, comme alors, subdivisé en cinq arrondissements : Ajaccio, Bastia, Calvi, Corte, Sanène. Il compte 62 cantons, 362 communes. La population, qui en 1800 n'était que de 167,813 habitants, y compris l'île d'Elbe, s'élevait en 1866 à 259,861, bien que cette île ne fasse plus partie de la France.
La Corse a une division militaire (la 17«) et une cour d'appel à Bastia ; un évêché, suffragant d'Aix, à Ajaccio. Elle fait partie de la circonscription académique d'Aix.
Les contributions directes et indirectes, perçues en 1866 dans le département, se sont élevées h 2,579,977 fr. soit 0,1 p. 0/0 des recettes totales du budget.
DIJON ou BOURGOGNE.
Généralité en 1577.
Duché de Bourgogne, comtés d'Auxerre, de Bar-sur-Seine, de Charolais et de Maçonnais , Bugey et Valromey (Belley), Pays de Gex, Bresse (Bourg), DoMBES'(TrévoQx.) La Bombes avait formé une intendance particulière de 1762 à 1782; à cette époque elle fut incorporée à la Bresse.
Etendue : 1,184 lieues carrées.
Population en 1780 : 1,087,300 habitante.
Bureau des finances et intendance à Dijon (20,300 habt»).
Pays d'états.
23 bailliages dans le duché et gouvernement : Dijon, Arnayle-Duc, Avalon, Autun, Auxerre, Auxonne, Bar-sur-Seine, Beaune, Bourbon-Lancy , Châlons et Saint-Laurent, Charelies, Châtilion, Mâcon , Mont-Cenis , Noyers , Nuits , Semur en Auxois et en Brionnais, Bresse et Bombes ^ Bugey, Valromey et Gex. Ces quatre districts étaient des élections.
2,496 paroisses (1).
Taille personnelle ; province des cinq grosses fermes à Texception du pays de Gex , traité à Tinstar de l'étranger et abonné pour tous ses droits de consommation.
Bourgogne proprement dite, pays de grandes gabelles; Maçonnais, Bresse, Dombes et Bugey, pays de petites gabelles; Gex, pays franc. Exemption des droits des octrois municipaux, et pour la Haute Bourgogne des droits d'aides.
(1) Y compris les 64 paroisses; de la principauté de Dombes.
Contributions de la généralité : 20,800,000 livres , soit environ 3,6 p. 0/0 de Tensemble des contributions du royaume (19 livres 3 sous par tête).
* Etat ecclésiastique : six évôchés : Dijon, Autun , Cbâlonsur-Saône et Mâcon sufTragants de Lyon ; Auxerre, suffragant de Sens ; Belley, suffragant de Besançon. La Dombes était du diocèse de Lyon, le pays de Gex de celui d'Annecy (Savoie).
Gouvernement du duché de Bourgogne ; six lieutenants généraux (Dijonnais, bailliages de la Montagne^ comtés d'Auxonne et Bar-sur-Seine ; bailliages d' Autun , de Semur et d' Auxerre ; Châlonnais ; CharoUàis ; Maçonnais ; Bresse , Bugey, Valromey et Gex).
Parlement de Dijon (1) et de Paris (Bar-sur-Seine, comtés d' Auxerre et de Mâcon). Chambre des comptes de Dijon ; cour des aides de Paris, (Bar-sur-Seine , Auxerre et Mâcon). La Dombes avait à Trévoux un parlement faisant fonctions de chambre de comptes et de cour des aides , qui fut supprimé en 1771.
Université et faculté de droit de Dijon , fondée en 17S2.
La loi des 26 février-4 mars 1790 décida que la Bourgogne, TAuxerrois , le Sénonais (détaché de la généralité de Paris), la Bresse, le Bugey et le Valromey, la Dombes et le pays de Gex^ formeraient quatre départements, savoir : Ain (Bresse, Bugey, Dombes, Gex et partie du franc Lyonnais) ; Côte-éTOr (Dijonnais, Châtillonnais et Auxois, Semur pour partie); Saôrée-et-Loire (Autunois, Charolais, Brionnais , Maçonnais et Châlonnais) ; Yonne (Auxerrois, Sénonais, Auxois (Avallon), pour partie, Puisaye dans le Gâtinais-Orléanais).
(I) Présidiaux à Dijon, Âutun, Auxerre, Bourg en Bresse» Châlons, Chàtillon et Semur en Auxois, Sénéchaussée et chambre da domaine de Dombes. Juridictions consulaires à Ghàlons et à Dijon.
Voici les divisions administratives des quatre départements :
en
PS
DISTRICTS
Ain.
Ro(jRG,Trévoax Montl oel, Po"Hlc-Vaax Châtillon, Belley.Saint- Ramb't, Nantaa, Gex.
CôtedOr.
Sadneet-Loire.
Yonne.
Dijo.v, S»-Jeande-Lône, ChâtilloD-sf-S"»' , Semar en Aaxois. l8-sur- Thil, Arnay- Ic-Doe, fiedune.
MACotf , Cliâ- Ions , Louhans, Anton, Bon r bon- Lanci, CbarolIes.Scmar en Brionnois.
AuxKRRB,Sens, Joigny,Saint- Fargean.Tonnerre, Saint- Florentin.
ARRONDIS- SEMENTS an VIII.
Bourg, Nantua, Bellay, Trévoox(Gex joint an dt'p' da Léman en l'an G, a été réuni en 18i4 à l'Ain).
Dijon, Cbâtil- Ion, Scmur, Beaaue.
Macov, Aotan, Charolles, Cbâion?, LoBbans.
AuxiRRBjSens, Joigny, Tonnerre^ Aval- Ion.
Totaux...
NOMBRE en 1866 de
en
POPULATION en
Hi»
Chacun des quatre départements forme un diocèse distinct ; les sièges épiscopaux de ces diocèses sont Belley suffragant de Besançon^ Dijon et Autun suiïragants de Lyon, Sens, avec le titre d'archevêché.
L'Ain et Saône-et-Loire appartiennent à la 8^ division militaire (Lyon); la Côte d'Or à la 7» (Besançon); l'Yonne à la l'e (Paris).
L'Ain est du ressort de la cour d'appel de Lyon; la Côte-
d'Or et Saône-et-Loire da ressort de celle de Dijon ; rYonne du ressort de celle de Paris.
La Côte-d*Or etTYonne font partie de rAcadémle de Dijon; l'Ain et Saône-et-Loire de FAcadémie de Lyon.
Facultés de droit , des sciences et des lettres à Dijon.
Les contributions directes et indirectes, perçues en 1866 dans les quatre déparlements, qui correspondent approximativement à l'ancienne généralité de Dijon , se sont élevées à 62,736,419 fr. soit 3,3 p. 0/0 des recettes totales du budget.