‹ Les assemblées provinciales sous Louis XVI et les divisions administratives de 1789Chapitre 36 sur 52 · ORLÉANAIS · texte numérisé non relu

ORLÉANAIS

Généralité en 1577.

Orléanais (Orléans) : Gâtinais Orléanais (Montargis), Beaace, pays Chartrain (Chartres), Danois (Ghâteaudan), Vendômois (Vendôme)^ Blaisois (Blois) et Sologne (Romorantin) ; Bas- Perche ou Perche-Gouet (Monlmirail); un district du Nivernais , un district de TTle-de-France (Hurepoix).

Etendue : 1,021 lieues carrées.

Population en 1780 : 709,400 habitants.

Bureau des finances et intendance à Orléans (39,500 h^).

Douze élections : Orléans, Pithiviers, Beaugency dans l'Orléanais; Chartres, Châteaudun et Vendôme dans la Beaace; Montargis et Gien en Gâtinais; Blois dans le Blaisois; Romorantin en Sologne; Dourdan dans THurepoix; Clamecy dans le Nivernais.

1153 paroisses.

Taille personnelle; province des cinq grosses fermes et des grandes gabelles.

Contributions de la généralité : 20,000,000 livres (28 liv. U sous par tête), soit environ 3,5p. 0/0 de l'ensemble des contributions du royaume.

Etat ecclésiastique; trois évêchés : Orléans, Chartres et Blois, suiïragants de Paris. Clamecy était le cheMieu de l'évôché in partibus de Bethléem. Le Gâtinais-Orléanais appartenait aux diocèses d'Auxerre et de Sens.

Gouvernement général de l'Orléanais , sauf les annexes : 3 lieutenants généraux (Orléanais et Beauce , pays Chartrain , Blaisois).

Parlement (1), Chambre des comptes et Cour des aides de Paris. Jasqu'en 1775, udo partie de la géDéralité dépendait de la chambre des comptes de Blois , qui fut supprimée par édit du mois de juillet de celte année.

Université ou faculté de droit d'Orléans fondée en 1302.

La loi des 26 février— 4 mars 1790 décida que l'Orléanais, le Biaisois et le pays Chartrain formeraient trois départements : V Eure-et-Loir (Beauce, Dunois, Bas-Perche, partie du Perche détachée de la généralité d*Alençon, le Loiret'Cher (Biaisois, Sologne, Vendômois, partie du Dunois), le Loiret (Orléanais proprement dit, Gàtinais, district du Berry et du pays Chartrain). Les districts du Hurepoix et du Nivernais firent retour à leurs provinces d'origine.

Voici les divisions administratives des trois départements :

en

te

eu

DISTRICTS

Enre-€t- Loir.

Loir-et- Cber.

Loiret.

Cha rt h es , Dreux, Châteauoeaf en Thimerais « Nogent - le- Rotrou , Chateaudan^ Janvilie.

Blois, Vendôme, Homorjniin , Mers, Mon td 0 u bleau, Saint- Aii^nan.

/ORL^A!<i.s,Beaugenrv, Neuville; Pithivier*, Montargis. Gien.

Uoiscommun.

ARRONDIS

SEMENTS

an VIII.

Chartres, Nogeni, C h ^ t e a n dun , Dreux.

Blois , Vendôme. Romorantin.

Orléans, Pithiviers.Montargis, Gien.

Totaux.,.

NOMBRE en 1866 de

SI

POPULATION en

(i) Présidiaux i Orléans, Blois, Chartres, Montargis. Joridicdiction consulaire à Orléans.

Les trois départements forment chacun un diocèse > suiïragant de rarchevôché de Paris, et dépendent de l'académie de la même ville. — L'Eure-et-Loir et le Loiret sont de la ire division militaire (Paris). Le Loir-et-Cher de la 18e (Tours). Orléans est le chef-lieu -d'une cour d'appel à laquelle ressortissent le Loiret et le Loir-et-Cher: l'Eure-et-Loir est du ressort de la cour de Paris.

Les contributions directes et indirectes, perçues en 1866 dans les trois départements qui correspondent approximativement à l'ancienne généralité d'Orléans, se sont élevées à 40,092,393 fr., soit 2, 1 pour 0/0 des recettes totales du budget.

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