CAPITALISÉS
Passif 2 152 216 £ = 53 805 400 fr.
Actif 1 258 649 = 31 466 225
Déficit 893 567 £ = 22 339 175 fr.
Observation. — Nous ignorons pourquoi M. Finlaison donne ici pour les pensions le chiffre de 44 688 livres sterl. , et plus haut celui de 44 697 livres sterl.
Les trois premiers articles du passif du premier état donnent une somme de. . . 2 509 018 £
Les trois premiers mêmes articles du passif du second état donnent 4 107 528
La réduction du passif obtenue en tenant compte de la sécession a
donc été de ftOl A90 £
(10 036 250 fr.)
Mais M. Finlaison reconnatt que le chiffre moyen des sécessions, dans les sociétés ordinaires de secours, sur lequel il a fondé ce calcul, ne représente que les deux cinquièmes de la moyenne des sécessions fournie par les tables statistiques de la société. Pour obtenir la réduction réelle produite dans le passif par la sécession, il faudra donc augmenter le chiffre 401 490 li vres sterl. (10 036250 fr.) dans la même proportion, ce qui donne : 1 003725 livres sterl. (25093125 fr.)
ilOl.AQO y 5 (401 490 : a; :: 2 : 5, ' ^ = 1 003 725),
ce qui est Tobjet de la dernière rectification. En eff'et :
Le premier passif était de 2 553 715 £
La sécession doit le réduire de 1 003 725
Reste (différence) 1 549 990 £
(38 749 750 fr.)
Mais cet accroissement de la sécession
réduit le capitel social à 947 879 £
Sans toucher à l'encaisse ni aux arriérés . 148 181
L'actif est donc ramené à 1 096 060 £
(27 401 500 fc.)
Différence 1 549 990 f = 38 749 750 fr.
Actif 1 096 060 = 27 401 500
Le déficit n'est plus que de. 453 930 £ = ii 348 250 fr.
C'est ce déficit qu'un accroissement de 6 pence (62 centimes) dans la cotisation hebdomadaire suffirait à couvrir, car le capital social serait alors représenté par un chiffre de 50 pour 100 plus élevé qu'il ne l'est aujourd'hui, et l'actif se composerait ainsi :
Capital social pour 1 shilling par
semaine 947 879 £
— pour 6<1 en sus par
semaine 473 940
Encaisse et arriérés 148 181
Actif 1 570 000 £ = 39 250 000 fr.
Le passif était 1 549 990 £ = 38 749 750 fr
Excédant 20 010 £ =» 500 250fr.
Dans ce calcul, M. Finlaison a supposé que la société aurait consacré toutes ses ressources aux secours mutuels. Les dépenses de chômage vont troubler encore l'équilibre de ce nouveau budget; mais, après avoir accepté l'estimation qu'il en fait, loin de nous borner comme lui à exprimer le vœu, impossible à réaliser, que les Unions renoncent aux grèves^ en vue desquelles elles ont été spécialement formées^ nous chercherons à calculer, au moyen des chiffres mômes qu'il a donnés, de quelle manière elles pourraient, sans danger pour Tavenir, faire face à cette importante dépense.
Prenant toutes les moyennes fournies par leur sta-
tistique, il croit pouvoir Testimer au double des secours donnés aux malades. Or, ces secours^ qui, dans le second calcul, étaient représentés par un capital de 322612 livres sterl., se trouvent réduits, par Taccroissèment proportionnel de 2 à 5 dans le calcul de la sécession, à un capital de 273 521 livres sterl. ^ dont le double, ou 5^7 0^2 livres sterl. (13 676 050 fr.), exprimera en gros le capital représentant la moyenne des frais de grève pendant une période de seize années, marquée par de nombreuses et longues luttes de ce genre. Ce chiflfre, moins l'excédant précédent, marque le déficit que l'Union aurait à combler après avoir porté ses cotisations à 1«^- 6^- (1 fr. 87 c.) par semaine, si^ comme on ne peut en douter, elle persistait à inscrire les frais de grève en tète de ses budgets. Il est de 527 032 livressterl. (13 175 800 fr.)
On pourrait y faire face de plusieurs manières :
I. — Par un nouvel accroissement de 6<^| (70 c.) dans les souscriptions hebdomadaires, qui les porterait à 2"^. Od. f. (2fr. 57 c.).
Le déficit étont de 527 032 £
Et raccroissement représenté par. . . A24 181 capital calculé sur
le même cbifFre que
Le déficit ne serait plus que de. 2 851 £ *«» précédents.
(71 275 fr.)
II. — Si, comme il est probable, cette contribution, qui représente 5 livres sterl. 7»^- 3^- (133 fr. 05 c.)paran, était trop forte pour la bourse modique de l'ouvrier, on pourrait, en laissant la cotisation à l»^- 6^- , diminuer
le tarif des secours donnés par la société, moyen plus simple, plus pratique et plus logique.
Les charges imposées à la société par les secours mutuels étaient, en dernier lieu^ représentées par:
Un capital de 1 549 990JB
Celles des ^èves par 547 042
Total 2 097 032£
(52 425 790 fr.)
En réduisant tous ces secours et allocations d'un quart, on obtiendra une économie à peu près égale à l'accroissement indiqué ci-dessus^ soit :
Déflcil 527 0S2f
Un quart retranché des charges. • . . 524 258
Déficit rédoità 2 774£
(69 350 fr.)
m. — Il serait encore mieux peut-être de combiner les deux systèmes, afin d'en atténuer les effets en les compensant :
En augmentant les souscriptions de 3<1- ^ (soit i*^- 9<1* ^, on
augmenterait les recettes de 256 717 £
En diminuant les charges d*uu huitième,
on économiserait 262 129
518 846 £ (12 971 150 fr.)
Déficit 527 032 JB
Accroissement et économie 518 846
Le déficit serait réduit à 8 186 £
(204 650 fr.)
Et si les frais d'enterrements sont seuls réduits d'un autre huitième, c^est-à-dire ramenés de 12 à 9 livres sterl., une nouvelle économie sera faite de 12 79(i livres qui assurera un excédant de ^608 livres sterling.
FIM