ASSURANCES SUR LA VIE
Nous empruntons à la Cie. ‘La Royale” les principaux renscignements que nous allons donner sur ce genre d’assurance si répandu dans les Colonies Américaines et Anglaises, et qui est une si grande sourie de profits pour la Cie. la Royale spécialement.
Notre but en étudiant cette question, est de faire ressortir les avantages que pourrait avoir une Cie. Française à établir une agence pour cette branche dans le cas où le tarif déjà en vigueur au Canada pourrait lui paraître assez élevé pour exploiter ce genre d'opération.
La Compagnie Royale, d’un côté, s'est efforcée d'éviter des primes trop élevées, et de l’autre, pour la sûreté, et en définitive, dans l'intérêt même des assurés, elle s’est gardée d’adopter des primes que l’expérience à démontrées être fondées sur des calculs insuffisants, ct par conséquent dangereuses. De plus, ceux
des assurés qui ont droit à la participation avec bénéfices sont garantis contre la possibilité d’avoir rien payé de trop, attendu qu'ils reçoivent, outre les sommes assurées par leurs polices, les deux tiers des profits nets produits à la Compagnie par les assurances sur la vie.
Les avantages qu’offrent les primes relativement modiques de la Compagnie d'assurance La Royale ressortent d’une manière frappante quand on les compare aux primes de beaucoup d’autres compagnies.
Primes de beaucoup | Age. Age. Age.
des compagnies les plus | 20 ans. | 30 ans, | 40 ans. respectables. 82,18 | #2,07 | 83,40
Primes de la Compagnie La Royale, #1,97 | #2,49 | #3,21
À la répartition des profits réalisés jusqu’à la fin de 1859, le Boni ajouté à la somme assurée par chaque police ayant droit à la participation, se montait à 2 pour cent sur la somme assurée par la police pour toute année entière qui avait existé depuis la dernière répartition des profits de 1854 ; ce qui constituait la plus grande addition qui eut jamais été faite aux polices pendant plusieurs années consécutives par aucune Compasnie d’assurances.
Une augmentation importante a également été accordée aux polices participantes de la période de quinze ans depuis 1845 jusqu’à 1859. Il est donc évident que les Bonis jusqu’à présent ajoutés par la Compagnie Royale aux sommes assurées par ses polices ont été constamment maintenus plus forts que ceux d’aucune autre Compagnie de .2 Grande Bretagne.
On vérifie et on arrête tous les cinq ans le montant des bénéfices à partager, et ils sont immédiatement appliqués aux polices ayant droit à la participation et ayant au moins deux années entière: l'ex istence.
Dans le cas où l’assuré préfère jouir lui-même de sa part de profits, il peut, soit recevoir en argent comptant l'équivalent actuel de la valeur, qui auxrnent sercit ajoutée à la somme assurée par la police, soit encore . plis: er cet: valeur à la réduction permanente des primes.
L’assuré peut habicer une partie quelconque du Canada, et faire
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également la traversée entre le Canada et l'Europe, sans augmentation de prime.
Toute police rendue nulle, faute de paiement de la prime, peut cependant être renouvelée dans les trois mois qui suivent l’époque où celle-ci était définitivement due. Ce renouvellement s'effectue si l’on paie la prime et, de plus, une amende d’un demi pour cent sur la somme assurée, et «1 d’ailleurs on prouve à la satisfaction du Conseil d'administration que la personne sur la vie de laquelle l’assurance a été faite se trouve encore en bonne santé.
La Compagnie La Royale s’est toujours distinguée par sa libéralité et sa promptitude à acquitter ses engagements.
NOTICES SUR LES TABLEAUX DE PRIMES ET EXPLICATIONS DES DIVERS GENRES D’ASSURANCES LE PLUS ORDINAIREMENT SUIVIS AU CANADA.
Tableau No. 1.—Ce tableau contient le taux de primes d’une assurance de 8100.00 pour les périodes respectives d’un an et de sept ans ; cette somme devant être payée lors du décès de l’assuré, s’il a lien avant l'expiration de l’une ou de l’autre période que l’on aura choisie. Ce genre d’assurance est désirable pour le cas où une personne, si elle survivait à l’expiration d’une période convenue, devrait entrer en possession d’une certaine somme d’argent, laquelle, à moins d’être assurée, scrait perdue si la personne mourait avant l’époque où la somme serait payable. On se sert aussi de ce moyen comme garantie pour prêteurs dans des cas d’Emprunt à échéance fire.
Tableau No. 2.—I1 montre les primes annuelles et semestrielles pour l’assurance d’une somme payable au décès de l'assuré quelle que soit l’époque où ce décès ait lieu. Cette opération convient au père de famille qui veut laisser un capital, un héritage à sa veuve ou à ses enfans, s’il vient à leur être enlevé par une mort prématurée.
Tableau No. 3.—I1 montre les primes respectives pour assurer une somme payable à la mort du premier de deux individus, ou bien pour assurer le paiement de cette somme à la mort du dernier. Cette table peut s’appliquer à des cas nombreux.