‹ Les assurances au Canada [microforme]Chapitre 9 sur 32 · ETAT COMPARATIF · texte numérisé non relu

ETAT COMPARATIF

Des Primes perçues en Canada et en France, calculées sur les 19 risques plus haut cités su» 100,000 frs,

Risques | Risques | Taux perçus | Taux perçus | l’rime annuelle | Prime annuelle au en en Canada, en France, au en Canada. | France. | par 2000 frs. | par 2000 frs. Canada. | France. | | frs. c. | frs. c. | frs. ©. | frs. © No. 1} No. 1 6 25 1 00 312 50 | 59 00 62 62 25 00 | 4 00 | 1,250 00 200 00 u | “ 3| 10 00 | 2 00 | 500 00 | 100 00 6 4 "4 45 00 | 6 00 | 2,250 00 | 300 00 6 5}, “% 56 45 00 | 6 00 2,250 00 300 00 (6 6 4126 15 00 2 00 750 00 100 00 «6 7 LS: 25 00 | 4 00 1,250 00 | 200 00 He: 8: He, 78 25 O0 | 4 00 1,250 00 200 00 9 #9! 25 00 | 4 00 1,250 00 | 200 00 10 #10 12 00 | 4 00 600 00 200 00 6 11 | ‘“ 11 20 00 | 5 00 1,000 00 250 00 4 12 fé +2 22 00 | 4 00 1,100 00 | 200 00 Hg "13 35 00 | 6 00 | 1,750 00 800 00 6 14 14 8 00 [1 +22: 00: 400 00 | 100 00 «0 15 4 15 2 070 | 5 00 2,000 00 250 00 1 16 ‘#16 2 070 | 6 00 2,000 00 300 00 17 FLAT 24 070 | 6 00 2,250 00 300 00 (18 18 | Gpar 2000 | i 00 300 00 50 00 19 | 19 do | 1 00 300 00 | 50 00 |

Totaux...........fr. 22,762 50 fr. 3,650 00

Il résulte du tableau qui précède, qu’une assurance, comprenant les risques ci-dessus au nombre de 19, tels qu’ils sont indiqués, souscrite au Canada, paie une moyenne de prime, pour 1,900,000.00 frs. de vingt-deux mille sept cent soixante deux francs cinquante centimes par an.

Tandis qu’en France la même assurance faite pour la même somme, assurant les mêmes risques ne paierait par an que la somme de 3,650 frs.

D'où il ressort une différence annuelle en faveur des Assurances Françaises de 19,112.60 frs.

Or, si la différence est tellement grande entre les primes souscrites en France et celles souscrites au Canada, en adoptant un tarif équitable qui garantirait les intérêts de la Cie. tout en sauvegardant ceux des assurés, il est raisonnable de dire que la Cie. qui entrerait résolument dans cette voie, arriverait à s’attirer dans le délai le plus rapide, non seulement les risques des propriétaires et négociants Canadiens, mais aussi ceux des Capitalistes Anglais, qui

chercheraient avant tout, à égale sécurité, l’économie dans leurs à." anses, si considérables, si l’on envisage les faux frais du commerce, frappé d'impôts déjà si élevés, soit par la Corporation de la ville, soit par les loyers dont le prix augmente en raison directe de la grande importance que prend chaque jour le Canada et plus spécialement Montréal.

Et si les Cies. Françaises réalisent au moyen d’un tarif si peu élevé, des bénéfices suffisants pour distribuer à leurs actionnaires, des dividendes comme ceux qui ont été produits jusqu’à ce jour par les cinq grandes Compagnies Françaises : la Royale, les Assurances générales, le Phœnix, L'Union, la France et l’Urbaine, il est bien permis de dire que les dividendes seront encore bien plus élevés au Canada, puisque le tarif étant plus élevé qu’en France, les risques ne seront pas plus grand pour la Cie. et que les frais d'agence se ront presqu’à couvert par suite de l’Intérêt que produira le Cautionnement de #100,000.00 ou 500,000.00 frs. comme il a été démontré plus haut.

De ce que nous nous sommes surtout appuyés pour corroborer notre opinion, sur la parfaite organisation qui règne à Montréal quant aux secours portés aux incendies et à la facilité avec laquelle ils sont arrêtés, il ne faudrait pas nous dire qu’il n’en est peut-être pas ainsi dans les autres villes et dans les campagnes du Canada.

A cela nous répondrons que l’Agent de la Cie. ne devra accepter les assurances qu’avec le plus grand discernement et la plus grande réserve ; qu’il ne devra pas agglomérer les risques dans la même rue, dans le même quartier ;.et que, quant aux chances de pertes dans les autres villes, elles vont disparaître à Québec par suite de la création du même système qu’à Montréal, que Toronto, Hamilton et London vont suivre cet exemple, et qu#, quant aux petites villes et aux campagnes, les risques ne sont pas plus dangereux qu'ailleurs et surtout que dans certaines parties de la France, où les fermes sont construites en torchis,en chaume et le plus souvent entourées de paille, foin et autres matières inflammables,

Nous dirons enfin qu’une Compagnie prudente devra s’entourer de toutes les précautions nécessaires en pareil cas et que du choix

de ses agents et directeurs dépendra son succès qui, pour nous, ne: souffre pas même l’ombre d’un doute.

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