‹ Les aubesChapitre 17 sur 25 · LES GAMINS · texte numérisé non relu

LES GAMINS

— Nous lapidons la Régence qui est morte.

— (Jetant une pierre) Voilà pour le SCeptrC.

— Voilà pour la couronne.

DES I3ANDES (entourent la statue et chantent des rondes)

Et comptons quatre et comptons trois :

Les vrais gaillards ce sont ceux là Qui refusaient d'être soldats, Pour ameuter et soulever leurs droits En tempête, contre la loi.

Et comptons trois et comptons deux :

Les vrais gaillards ce sont ceux-là Qui s'exaltent, au son des glas, Quand les villes en or, en fièvre, en feu, Ensanglantent le ciel de Dieu.

Et comptons deux et comptons un :

Les vrais gaillards ce sont ceux-là Qui, d'un seul han, broyeront le tas De vieux espoirs et de pouvoirs défunts Devant l'ardeur de leur tribun...

UN PAYSAN

)u'on me pende si je croyais revoir Oppidomagne !

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