OBSERVATION XXXIV
Aura complexe, inconstante, invariable.
Alfred T..…., 28 ans, journalier (Service de M. Marandon de Montyel).
Père alcoolique ; mère sujette à des crises nerveuses.
Alcoolisme et absinthisme.
hote
Début de la maladie à 23 ans par une grande attaque.
Depuis attaques survenant tous les huit jours ; vertiges un peu plus fréquents, Délire postépileptique.
Prodromes constitués par de la céphalalgie et une légère obnubilation de la vue.
Aura. — Le malade prononce quelques paroles dont on ne peut pas saisir le sens et qui deviennent de plus-en plus rapides et de moins en moins distinctes. La vue se trouble et la chute survient.
L'aura est inconstante, mais appartient aussi bien aux vertiges qu'aux attaques.
OBSERVBTION XXXV
Aura complexe, inconstante, invariable.
Anna D..., 36 ans, célibataire, cuisinière (service de M. Briand). Père alcoolique. Mère morte à cinquante-trois ans dans un accès de mélancolie (suicide probable.
Fièvre typhoïde à six ans, Coqueluche à sept ans. Chorée à douze ans ayant persisté six mois. Tempérament très émotif. Première attaque à huit ans survenue au milieu d’une lecture qui avait vivement impressionné la malade. Depuis grandes attaques à peu près mensuelles, survenant au moment des règles, quelquefois à l’occasion d'une lecture.
Aura. — La malade ressent tout à coup un malaise général ; le cœur bat avec force; la respiration devient pénible.Une sensation de constriction se produit au niveau du-pharynx ; la bouche est déviée à droite. Un tremblement rapide s'empare des doigts de la main droite pour
” gagner de là l’avant-bras et le bras. La vue se trouble et la perte de conscience survient aussitôt,
Ces troubles, quand ils se manifestent, se succèdent toujours dans le même ordre. Ils manquent souvent et la malade s’est plusieurs fois blessée en tombant. |
Le traitement bromuré a diminué le nombre des crises, mais ne paraît pas avoir eu d'action sur l'aura.
vd