‹ Les Auras dans l'ÉpilepsieChapitre 8 sur 55 · ÏJ. — AURAS DE LA SENSIBILITÉ · texte numérisé non relu

ÏJ. — AURAS DE LA SENSIBILITÉ

Auras de la sensibilité affective. — Ces sensations peuvent se produire en un point quelconque du corps, pour de là gagner la partie supérieure du tronc et de la tête. C’est là, du moins, le cas le plus ordinaire ; mais elles peuvent aussi suivre une marche descendante, ou d'abord descendante puis ascendante, ou encore irrégulière et interrompue par des temps d'arrêt plus ou moins multipliés. Ces sensations rappellent quelquefois les douleurs fulgurantes où les douleurs en ceinture du tabes ; on peut observer encore une succession de sensations douloureuses en des points du corps très éloignés les uns des autres.

Dans d’autres cas, les douleurs restent limitées

(1) Tout récemment. M. Agostini (Perugia), a montré que la toxicité du suc gastrique chez les épileptiques augmentait sensiblement immédiatement avant l’accès. (Cf : Gaz. d. Osped. n° 38. 1896).

or

à la région où elles se sont manifestées tout d'abord : ordinairement, elles sont alors d'une nature plus spéciale. Ce sont des douleurs contuses, lancinantes ou térébrantes, ou bien des sensations de picotement, de fourmillement, de torsion, d'écrasement, de morsure. Ces diverses manifestations sont aussi variables que possible comme intensité et comme durée ; elles peuvent porter sur les organes internes comme sur les différentes régions des membres et du tronc : tels sont, par exemple, les points douloureux siégeant au niveau de la région précordiale, avec irradiations possibles à l'épaule et au membre supérieur. Trousseau à fait remarquer l’analogie de ces symptômes avec ceux qui constituent la cerise d’angine de poitrine. Telles sont encore les sensations douloureuses multiples qui portent sur l'estomac et sur lintestin. Enfin, bien que nous ayons refusé de faire de l’aura hystéroïde, une variété spéciale, nous rappelons qu'on observe souvent cette angoisse douloureuse à la région épigastrique, cette strangulation laryngée terminale que certains auteurs ont décrites comme appartenant en propre à la grande hystérie. Quant aux céphalées frontale et occipitale, bien qu'elles fassent plus souvent partie des prodrômes éloignés, elles peuvent néanmoins figurer parmi les symptômes immédiatement précurseurs de l'attaque, et dans ce cas, elles présentent une intensité toute particulière.

Auras visuelles. — Les auras visuelles sont extrêmement intéressantes : le vertige oculaire est très

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