CHAPITRE IV
Expériences inédites de MM. Charrin et Le Play
Technique. — Les auteurs ont expérimenté sur le lapin et le cobaye. Ils ont suivi deux méthodes principales.
1° Ligalures intestinales au niveau du cœcum tantôt complexes, tantôt plus ou moins serrées, de façon à réaliser des occlusions aiguës, subaiguës ou chroniques. La technique suivie a été celle employée par les différents auteurs.
2° Injections intra-veineuses ou sous-cutanées de matières fécales tyndallisées d'enfants normaux et d'enfants athrepsiques. Ces injections ont été pratiquées sur des sujets adultes, sur des sujets en voie de développement et sur des femelles pleines.
Il est nécessaire d’insister ici sur un point de technique qui diffère sensiblement de celle suivie jusqu’à aujourd’hui. Les différents expérimentateurs,
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Spillmann, Borodouline, Hawthorn, entr'autres, ont jusqu’à ce jour, employé des extraits aqueux, alcooliques ou éthérés de matières intestinales ou de matières fécales. Ils ont stérilisé ces extraits soit en les portant à 100, soit en les filtrant sur porcelaine, etc... Or un grand nombre de poisons intestinaux : les albuminoïdes, les diastases, les toxines par exemple, sont altérés ou détruits par la chaleur, retenus par la filtration, précipités au contact de l'alcool et de L'éther etc.
Pour éviter ces inconvénients et injecter des produits aussi naturels que faire se peut, MM. Charrin et Le Play se sont adressés au procédé suivant.
Les matières pesées, sont triturées dans une capsule stérilisée, avec quatre fois leur volume de sérum glycériné au centième. Après filtration sur un linge fin siérilisé, elles sont recueillies dans des tubes à essai pour être stérilisées par le procédé de la tyndallisation.
Pour cela, ces tubes sont placés dans une cuve à eau à température constante ; cette température comprise entre 55° et 6o°, suivant les cas, ne doit jamais dépasser cette dernière limite. En général, 1 à 3 heures suffisent pour assurer la stérilisation. On s’en rend compte par ensemencement sur gélose en tube incliné et en anaérobie. Si la gélose cultive on fait autant de séances de tyndallisation qu'il est nécessaire.
Par ce procédé, on ne tue pas d’un seul coup tous les micro-organismes, mais on affaiblit progressive-
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