INTRODUCTION
Notre maître, M. le docteur Ernest Dupré, dans son remarquable rapport au Congrès de Grenoble, en 1902, sur les Autoaccusateurs au point de vue médico-légal, a mis au point la question, jusqu’alors obscure, de l’Autoaccusation. Des nombreuses observations qu’il rapporte, il a su dégager les lois générales de l'Autoaccusation et montrer l'importance médico-légale de la question pour le psychologue, le médecin et le magistrat.
La partie qui traite de l'Autoaccusation sous l'empire de l’alcoolisme, nous à paru intéressante à étudier, surtout maintenant où le nombre des alcooliques augmente de jour en jour, et, comme nous avons été assez heureux pour examiner deux nouveaux autoaccusateurs alcooliques, pendant le temps où nous avons suivi les conférences de psychiatrie du docteur Garnier à l’Infirmerie spéciale, nous avons fait de cette question le sujet de notre thèse inaugurale.
Après avoir rappelé en quelques mots ce que l’on entend par Autoaccusation en général, en avoir montré
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l'importance au point de vue juridique et exposé les différents genres étiologiques et cliniques, nous aborderons notre sujet proprement dit, l'Autoaccusation chez les alcooliques. Nous en étudierons les grands caractères étlologiques et cliniques, tels qu'ils résultent de l'analyse et de l’étude comparée des observations des auteurs et des nôtres propres ; nous mettrons en lumière le rôle. étiologique et clinique des combinaisons de l'alcoolisme avec les autres facteurs étiologiques du syndrôme (débit lité, dégénérescence mentale, mélancolie). Nous aborderons l'étude médico-légale des situations judiciaires, créées par les autoaccusateurs, ainsi que celle des devoirs et de la conduite des magistrats et des experts visàa-vis des sujets qui, par la nature de leurs aveux, se désignent spontanément à l’enquête et à la compétence non pas seulement de la Justice, mais aussi et surtout de la Médecine. Enfin, nons terminerons par l'exposé des conclusions théoriques et pratiques, qui découlent de cette étude.
M. le docteur Dupré nous a inspiré ce travail; avant d'entrer en matière, nous tenons à le remercier ici des nombreux conseils, qu’il n’a cessé de nous prodiguer, tant au cours d'une année d’externat passée dans son service, que depuis, pendant la rédaction de notre thèse, Puisse ce travail lui être agréabie.
Arrivé au terme de nos études médicales, nous devons aussi remercier de leur bienveillant enseignement, nos anciens maîtres des hôpitaux: MM. Dupré, Enriquez, Dugué, nos maîtres dans l’externat ; M. Schwartz