CHAPITRE XL Expédition de Pedro ^Alvarado au Pérou
Ivarado avait obtenu de l'empereur le gouvernement de tous les pays qu'il pourrait découvrir au Pérou, et qui ne faisaient pas déjà parti.edu gouvernement de Pizarro.Ujs'embarqua avec sa troupe, qui s<s composait de5Qohommes, dont pris de la moitié avaient des chevaux . Nous touGh)kme%,d'al)Ord k Nicaragua ,: pour y prendre àts renforts. Après avoir débarqii|é k Puerto-Viejo, nous tious dirigeâmes vers Quito à travers un pays inconnu* Quelquefois nous rencontrions des villj^g^Si ou nous n^s procurions d'abondantes provisiioDS de vi<yres; quelquek(is aussi nous en étions réduits aux herbes
étaient tout disposés à s'arranger arec eux , pourvu qu'on nous fît de bons avantages. Âlvarado n'était pas non plus sans inquiétude sur la manière dont il. serait jugé en fispagne s'il «alerait k.sés con^atriotes une province déjà ' soumise , et qui peut-être serait perdue par sa faute.
Grâce à l'intervention des bons Pères , les deux che£i conclurent lin traité, par lequel Alvarado yendit à Ahnagro sa flotte^ son armée et ses provisions de guerre et de bouche, moyennant la somme de 110,000 castillans d'or, en s'engageant par serment à repartir pour son gouvernement de Guatemala, et à ne jamais remettre les pieds au Pérou. Il fut stipulé également que chacun de ses soldats recevrait une certaine somme et serait traité comme les soldats d'Almàgro, pour le partagé du i^utiu que l'on ferait à l'àvenàr» La nouveU» de cet accord fut reçue avecBCclaination par les deux armées, qui se mêlèrent et se régalèrent ensemMe. Les soldats -d'Almagro se fireiit un plaisir de partager aVec nous les. vitres et les Indiennes (pi'ils avaient en abondàiice. Ils avaioat sunout de grands troupeaux d'une espèce de petite chameaux, qu'on nomme dans le pays lamas ; tout cela était en si gran^' quantité, qu'on eût eu facilement, pour \in ch^ai, Cent laniaa ou
DE Don Juan"*»» Vargas. 45
cent jeunes Indiennes.. Les premiers ATfti^nt Fayâtitage At trouYcr partant leur notirritare ' et dVn fournir . à l'armée. - Qiiant • auk , èyriirds , lorsque jpersQiùle n'etLYouhitpta^ on- les cbiassait du c^impi apris les avoir lùpfisées^ ce k quoi les veligieiix de Saint^Ffançois se moiAtraient fort Kelés. Mais c^était nn.grand tort, selon mdi : car une fob livrées à elles<^niêmes, edles devaient retomber dans leur idolâtrie; tandis quel, si on les eût mises à mort aussitôt après leur baptême, elles eussent été tout dvoit dans le séjour des anges. J'en 'fia là propositio» à Almagro ; mais, par une pitié mal placée , celui-ci ne voulut pas y consentir.