‹ Les aventures de don Juan de Vargas: pseud. raconters par lui-me?meChapitre 19 sur 76 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Vàyuge de l'auteur juaqu^à SaimcMarA^*

•rotégé par les Indiens , je gagnaa d'abord la ville de Quito ^ ensuite la pcovinoe de Popajan^cpiiava^ jadis été conquise par Sebaslieii

de Uekiabtaftar. Je passai pris d'un an k ^irr re cette roa^. L'Indien qui me oondiusait, nommé Ghuspa, avait été chasqui ou courrier, au serace do i'iaga. Il coDfrtùayil ^ utiAti bien

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tout le ptyS) et me faisait éviter tohs les en* droits kabitéK par des Espsignols, qui m'au* raient liinré à tHés ehn^mîs. Nous soufifîmes soiiteiit de la faim V et pendant tout ce temps nbus ne mangiODS presque que des serpents^ des gi^enouilles , des racines ^t Técorce de cer^ tilDS arbres qu'il connaissait, et dont le goàt vessemble à «elui de la cannelle.

Quand nous approchâmes del^opayan, derïiière limite des états de Tiuga, mon guide me âeclar»' qu^ ne pouvait me conduire plus loin, le pays Mutant complètement inconnu.

i^ me décidai donc k entrer d»is la yiUe, et mon premiei? soin fut d'aller entendre- une messe et dé me confesser. Je m'approchai d'un religieux de taHiiercr, et, à mon grand étonnement , quand i) m'eut adressé la par<^e, je reconnus 1» Mtddouado que j'avais laissé i Ceuta, marié avec la belle Jmrt. If «us nous ra« contâmes lios awatares. Maldmiada se conduisit twmÊB ïamtu véritable ami. vil médit que je ne serais pas en s^été â Popayan , mais qu'il «Hast partir pour 6ànta-Fé de Bogota , dans le pays des Muyzcas, iet qu'il^ m'emmènerait avec lùî.Ëii attendant, il me cadia dans son couvent.

Lé voyage dé P»payan â Santa-^Fé pssiç j^Qur rude et 4^bile ; mais'ce n^était rien après

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toutes les fatigues que j'aTuis éprouvées. Don Aknso Luis de Lugo , gouvecpeur de ce pays , que ron avait saracNOuné la Nouy^Ue-GreBade, me fit une très bonne réception. Je Vaccorapagnai dans une expédition contre les Indiens Mn^ zos, dont le pays est célèbre par ses mines d'é* meraudes. Mais nous perdîm^ l)eaucoup de monde dans cette occasion, sans avoir pu ks soumettre. Il &llut y renoncer pour envoyer des secours sur la côte : eUe était alors menacée par des corsaires français, qui avaient fHïé et hrulé Sainte-Marthe et Garthagène. Je profitai de cette occasion pour me rapprocher de TËspOK gne , où j'avais dessein de retourner.

Pendant notre marche nous entendîmes parler d^une nation appelée les Tayronas. On nous raconta que dans leur temple on voyait des images du soleil et de la lUne en oret en ar-r gent. Nous i«$<rfiimes de nous emparer de ce village, qui était entouré dWe triple rangée d« palissades tournant sur elles-mêmes twmaifi un colimaçon, et ne laissant sài milieu qu%Q pas* ^ge fort étroit. Néus Tattaquames au milieu de la nuit. Les Indiens firent une courageuse résistance, et nous n'y pénétrâmes qu'aprèsavoîr perdu un assez grand nombre des nôtres.. Hais quand nous entrâmes dans'le temple, le.6oleil et la lune s'étaient éclipsés, scât qu'ils n'eussent

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jamais existé , soit que les Indiens les eussent emportes. Mon seul bénéfice dans cette affaire fut us coup de flèche dans la cuisse. Heureusement qu^ellé n'était pas empoisonnée. J'en fus quitte pour boiter pendant quelque temps, tan- As que j'ai souvent vu des Espagnols mourir dans d'affîreuses convulsions après avoir été blessés par les flècbes de ces sauvages.

' Arrivés à Sainte-Marthe, nous trouvâmes là ville dap le j^ us déplorable état. Lès corsaires delà Rochelle Pavaient réduite en cendres après ravoir pillée. Les habitants s'étaient enfuis dans les bois à leur approche, mais ils y étaient revenus après letu* départ, et j avaient construit quelques huttes en branchages. Je m'y embarquai sur un vaisseau destiné pour la Coirogae , qui eut bien de la peine k se procurer les vivres nécessaires pour la traversée, tant ils étaientrares dans la ville. Après quelques jours de navigation nous nous trouvâmes an milieu des corsaires français. Notre vaisseau était trop faible pour essayer de se défendre. Nous tombâmes donc enttfi les mains des hérétiques, qui nous conduisirent â la Rochelle.

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