‹ Les aventures de don Juan de Vargas: pseud. raconters par lui-me?meChapitre 28 sur 76 · CHAPITRE YIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE YIIL

. E^édî^ioa contre Tcmàulipas,

e troniiaL Heûeo bien • dîâerent do ce «pi'il était lors de mon pre* iiiîer S€}ouir. On uyaît ooinHé touji lès canairr et t»u;t reconstruit & Pes^ pagnèlei ^Hme r«s^ -piu* de traces de la magnificence- indicsmev inais oeHe des Espagnols surpassait ioiite d^cripâon. Oh ne poutait plut, il -est yxaî ,. comme an temps de la con^ quête , gagner des sonunes immenses d'un coup d'épée ; mais les familles nobles possédaient des

loa Les Aventures

terres et des mines qui leur donnaient un produit régulier et considérable. Les propriétaires de certaines mines surtout avaient des revenus immenses. On me raconta que Fun d^eux ^ qui n'était qu'un pauvre soldat , s'était égaré k la chasse , et que, surpris par la nuit, il avait allumé du feu pour se garantir des bétes sauvages. Le lendemain , il aperçut de Targent fondu dans les cendres, creiisa dans cet endroit, et se trouva au bout de quelques semaines un des plus riches mineurs de la Nouvelle-Espagne.

Grâce à quelques anciens amis que je retrouvai à Mexico, j'obtins une compagnie d'infanterie. La première expédition k laquelle je pris part était commandée par D. José de Bolea et dirigée contre les Indiens de Tamaulipas. Ces Indiens, après avoir adopté notre sainte foi catholique , s'étaient révoltés et avaient massacré leurs missionnaires. Us prétextaient que ceux-d , au lieu de s'occuper de leur instruction religieuse, les faisaient travailler aux mines k leur profit ; cela prouve bien que le\a conversion était £einte>: car, s'ils eussent été de vrais chrétiens , ils auraient subi sans murmurer toutes les tribulations qu'il plaisait à IHeu de leur envoyer. D'ailleurs ,. pouvait-on s'attendre k. ce que les bons pbres négligeassent leurs intérêts particuliers , comme s'ils étaient

D£ Bon, Jl^^N H^B VAUGàS. io3'

yeitussè'EflipagBe tunquem^ntpdur sauver Vàmi$

■ '■■■ Ces {ndieatfi^étaîeht condoils par «des nîk grés fin^tifs qii avaient ^elqae idée» de I^art de' h guerre.' Ik s'étnenc fiîrtifiés au^sommct d'ilit rocher , .oà ils avaÎMit «niftsaé. quan€lé de pierres ^tf* de gros tmacs 'd^aAres pourJes faure rôalegr stir setis-^ ^ de sorte <ftf ^ilf repousse* rent deux on trms assauts eoxi^éeutifis ,^ «t que hous^lûmes lédoits aies Uoquer pour les prendre par la famine. Pournousdistraîre un peu^ ■nous^fairieils presque chaque jour des'battues. iVbus piimés peu dliommes, parée iqu^s s^é^ taient presque tous retirés dans la Ibrleressè^ Hieâa il nous tomba enlre les maias quantité de femmes et d^enÊints. Notre générai Us fit tous pendre en vue de la fevteresse ^ poup- effrayer ses défenseurs, de sorte que bientôt les arbres âirent plus peuplés que les yillages.

* ^ bout de quelque temps, les Indiens furent forcés 'de se rendre, faute de yivres. Lesclâfi demandèreirtune capitulation, et à cetteoccasion notre général inventa un 4aiir assez plsôsant. H lès invita à on festin de'rleoncyiatien^ etceuiici, qui souiraieiit la faimdepuk liHig-temps, se bâtant d^aeeepter. On nïéla dans leur boisson ■«11» substance appelée opiun^qui ne tarda pas à les endormir. Uè% qa'ils furent dans cet état,

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test' les dépouillr^iitîèitsmêiitim^jrt^kstittt^ cha à des poteaux an mîKeu d'un tas 4e;fimot9. •Bien il^était phis amusant que hSfftiit étoimée icpi'ils' firent enie réveîBaiit. Le général leur 'Teprodbaieiir rirohêi^et eôsnlie il n^ ^aît pas dé capitédatton^'îl iwdonna «pi^munut le feu aux £iigotS'idt <{ii^onïles;b]r&lât comme des rené» gats qtt% étaient* GepejBdantnMD^'anmonter eut sein de s^àpprochcrda lAeher pour donner rabsolodon & toip eeux qui se repentiraient à Hieore de la iiUHt« Quant- à. la masse des Indiens 4m defenSaientla place ^ ib demandé- -zent me^ i genoux en apprenant la mort de Jear& diéfe. Boléa usa d^indulgence< k leur égard et les renvoya dits euk, après leur aroir Ait abattre le poignet droil d W coup de hache jfNmr les mettre hors d'éfatde. porter les armes. La'gueireqonlinaa pendant quelque temps.

Mais grâce à la précaution que nous pomes de ine pas nens chargei^ de'prisenniers y. nous par- *!fînmes à ]>attiie suecessiTcment tous les caci- (qixes;>'le ne saurais trop recommander cette |»réeàution à ceux qui font la..gnerre dans les Indes. Gonime les Ctpàgndls ignorent Ia4angue desibiUtanls^ ilsetramé toujours ^:coniplots entre les prisonniers et les Indiens de ser- Tice. ils embarrassent la marche et eommt^.

ment les TÎyres. Il laul donc tuer ou mutiler

BE Don Ivkv DE Vargas. io5 ^KHUOûix qu'on peutsiisir. Mais je n'ai pas be- JOiii âe.4ire à des chrétiMiS; qu'à moms qu'on -se soitpEessé par le teia|is, il n'est jamais permis de tqer jon Indioci. sans avoir régénéré sttB âme jfiar Feau saifiUudu baptême. Autrejaent,' ce serait les traiter comme des animaux , et je nesms pas de ceu^ qui disent que Notre Seigneur Jésus-Gknst n'est pas mort sur la -CBQJx poor eux comme ponr nous.

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