‹ Les aventures de don Juan de Vargas: pseud. raconters par lui-me?meChapitre 30 sur 76 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Suite du précédent.

^ pr^ .la. prise de cette. yiUe, nous n'e&mes^lib qu'à chàtim les Oto- I nos rçheHei qdi s'étaient diverses ïdam les.nHMrtagùeB. Noms em^ pluyigij:^ [k grands dhinn dressés à ce«e Sorte de chasse et iqdi samnt décWTrirles Indiens dans les xcoûinsr les plusvBchés ; Toid conment nOKs les dresHons, pour occuper nos soùées. On donnait à un. pnsonnier complètement nu un longbiton, tf onUchaitiurlai les jeunes chiens. -

DE Don Juan de Yargas. log Dans les premiers temps, ils ne fusaient qae tourner autour de lui en aboyant sans oser s^approcher, de sorte que Flndien les é<:artâdt facilement ayec son bâton , et eroyait que ce n^était qu^un jeu ; mais quand on trouvait qu^il ayââtassez duré , on làcbait sur hû un vigoureux matin qui TaVait bientôt éventré ; on laissait alors les jeunes chien» fâlrè' la-ciiréè. Cette ma-^ niire de les dresser est excellente; Ss-deye^ naient bientôt si âpres après les Indiens, que nous avions de la peine à en préserver eeux qui étaient k notre service. "Quelques uns de ces cbienji étaient si utiles qu'ils recevaient au profit de leur maître la ménke paie que les soldais.

Le yice-roi, excité^ sans doute par quelques uns de ces prêtres qui se inélent toujours de ce qui ne les regarde pas et qui se firent rorgane des plsunties des Indiens^ blâma les mesures que nous avions prises et rappela Bolea. Je ne prétends pas dire qu'il ne fût un peu sévère, mais cela est i^cessaire avec cette race maudite des Indiens , qu'on ne peut^ttre mardier qu'A coups de bâton. Les religieux ont fadt bien du mal dans les Indes en se posant comme leurs protecteurs, et surtout ce Las Casas, qui a pu-* blié contre les conquérants des livres pleins d'injures. Il aurait dû se rappeler que c'était à

leur épée qu^il derah son éyêché de Chiapa, qu'il n'est pas pressé de quitter : au lieu d'écrire contre eux , il devrait prier pour eux à chaque messe qu'il dit; mais IHngratitude a toujours été le fléau de ce monde.

Quelque temps après lAon retour de cette expédition, je fus chargé par le vice-roi d'une mission pQur explwer le Popocatepetl, vol^ can situé près de Mexico, et dont le nom signifie montagne fumante. On pi«tendait (pie son cratère contenait une masse d'or en fusion .- Déjà plusieurs tentatites avaient été faites pour y pénétrer. Je partis accompagné de trois cents Indiens, qui portaient tout ce dont j'avais besoin. Les flancs inférieurs de la montagne sont assez bien cultivés ; plus haut on ne trouve plus y que des rochers arides parsemés de sapins rabougris , et enfin de vastes champs couverts de cendre et de lave« Nous mîmes trois jours à faire cette ascension. .

Quand nous fumes arrivés sur le bord du cratère , nous y plaçâmes une longue poutre^ dont une extrémité, garnie d'une poulie, dépassait le bord de huit ou dix pieds; Tautre extrémité fut chargée de pierres pour Tempêcher de basculer. Nous passâmes dans la poulie une longue corde au bout de laquelle était attaché un grand panier ; c'était par là que je

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d^lM'dJejeendrt. Après m'êtrt mis à genoux^ snr le bord du cfa^e et «voir adressé mes jprières à Dieuetit ma saint» patronne, j'y en-* trai résolument , la- tête couverte d'un casque, po«r me protéger contre lés pierres qui tomiraient du haut du cratère en bondissant de ro-^ cher en rocher.

Arrivé à ]a profondeur d'environ cinquante brasses, je fus environné d'une fumée sulfureuse si épaisse , qu'elle me prenait à la gorge et m'empêchait de respirer. Je donnai en toute hâte le signal convenu pour qu'on me remontât , et j'arrivai au sommet presque sans connaissance. Je fis le lendemain une seconde tentative qui ne fut pas plus heureuse ; il fallut revenir â Mexico sans aucun résultat. Il n'est pas douteux que ce ne soit le démon qui, pour empêcher le roi catholique de jouir des trésors que renferme, cette montagne et de les employer à la propagation de la foi , ne les protège par cette fiunée pestilentielle qu'il fait sortir des soupirant de l'enfer; d'autres ont prétendu que ce cratère est une des entrées du purgatoire, et que souvent on y entend les cris des âmes en peine. On a même fondé â micôte une petite chapelle où un capucin prie pour elles, et qui est dédiée à Nuestra Senora delesRemedios, Je ne sais pas si cette opinion

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est plus fondée que Tautre, mais, dans tous les cas, ceux qui la colnbatteiit ne sont pas ceux qui reçoiyent Targietitdes messes.

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