‹ Les aventures de Mandrin mélodrame en cinq actes, et dix tableauxChapitre 11 sur 78 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les mAmes, DE SIMIANE, u dragon u mil

beau voisin.

Hé! c'est M. de Simiane!

DE SIMIANE

Monsieur Beauvoisin!... madame Beau voisin !... mademoiselle Isaure!... quelle charmante et heureuse rencontre... (s*- Ibui Limbrrt.) Monsieur!

BEAU VOISIN

M. Lambert, de Lyon, mou beau-frère.

DE SIMIANE, Allant « Lambert.

Ah ! Monsieur, j’ai si souvent entendu mademoiselle Isaure faire l'éloge de votre cœur, que je suis fier de serrer la main loyale de l’homme que je regarde comme son second père.

LAMBERT, flatté.

Monsieur!... (bji à madame BcauvoUin.) Il est charmant.

MADAME BEAUVOISIN

NYst-cc paa?... quel malheur qu’il soit sans fortune!

BEAUVOISIN, à «le Simiane.

\ qnel heureux hasard devons-nous votre présence dans ce f

Lge?

DE SIMIANE

Ce n’est poiul au hasard ; j’ai sollicité moi-mènic une mis- !

sion dans le Dauphiné. Je n’ai pas besoin de vous dire les motifs qui m'y attirent... vous les devinez, n’est-ec pas?

beau voisin.

Oui, oui, nous causerons de cela...

DE simiane.

Ah! Monsieur, j'étais si impatient d'arriver, si heureux en pensant que j’allais vous revoir, que je n’ai pas en ta force de me résigner aux lenteurs do la route; fil piqué des doux à quelques lieues de ce village, après avoir confié ma compagnie à mon lieutenant, et je me dirigeais à franc étrier vers la côte Saint-André quand votre présence...

BEAUVOISIN

Votre compagnie! Comment vous venez uous rendre visite & la tète de votre compagnie?

DE SIMIANE, riant.

C’est la vérité!... le roi a daigné me confier le soin de purger la province des bandits qui l'infestent... une promesse d’avancement même m’a été faite, si je parviens à m 'emparer du célèbre Mandrin.

ROOUAIROL, qui a AeouM, Mrtant vWeattnl.

Ab!...

LAMBERT

C’est une misrsn périlleuse, mais honorai»! ■, Monsieur; délivrer la société d’un pareil montre, c’est rendre service à l’humanité, et Sa Majesté ne saurait trop récompenser le succès d'une pareille entreprise.

DE SIMUNE.

Oh! je réussirai, je le jure!

BEAUVOISIN

Je vous félicite, Monsieur, de l’honneur qui vient de vous être accordé, mais le succès est au moins problématique, et jusque-là rien n’est changé dans votre position.

DE SIMIANE

Pardon!... j’ai fait un héritage.

BEAUVOISIN, virement.

Vous !

DE SIMIANE, riaal.

J’ai oublié de vous parier de cela... Étourdi!... Je devrais savoir pourtant que c’est une nouvelle importante pour de grands parents... Que voulez-vous? je n’ai jamais pu apprendre l'arithmétique, moi ! et j’aimerais votre fillr, le chiffre de sa dot fût-il tout simplement un zéro.

LEONI , qui rient de rentrer el qui docilité eo fond.

Ouais ! un rival !

DE SIMI ANE.

Comme ie vous le di«ais, j’ai fuit un héritage, oh! bien modeste, si ftt juge par les renseignements que j’ai pris hier ;i Vienne. Un oncle, ancien procureur au parlement, mort il y a six mois, m’a institué son légataire universel; !' héritage se compose de cinq ou six mille livres en espèces el d’un vieil château situé au beau milieu de la fjrét de Plachères, à quel ques lieues à peine de ce village.

BEAUVOISIN

Comment nommez-vous ce château ?

DE SIMIANE

Jadis an rappelait le château de Valvans, mais depuis la mort de mon oncle, nui habitait seul ce vieux manoir, les paysans des environs, effrayés de prétendues apparitions, d'histoires de fantômes, de revenants, l’ont appelé autrement, ils le nomment...

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