SCÈNE V
LES MÊMES, THOMAS, apportant une corlirille de mariage, puia
ISAURE et MADAME BBAUVOIS1N.
■EAUVOtSIN.
Qu'est cela ?
THOMAS
De la part de monsieur le comte Leoni.
MADAME DK MORVAL.
Une corbeille de mariage! Ah ! voyons!...
LAMBERT
Quant à moi, je ne signerai pas ce contrat; et puisque vous mépriser mes avertissements, je n’ai plus rien à faire ici. Bien le bonsoir !...
ISAURE
Quoi! mon oncle, vous partez! vous m’abandonnez!
LAMBERT
Je ne puis rien pour toi, ma pauvre enfant, tu le vois; je retourne à Lyon aujourd’hui même.
MADAME BEAtJVOlSlN.
Mon frère, vous ne nous ferez pas cette injure!
LAMBERT
Je n’augure rien de bon de ce mariage, je n’y assisterai pas, c'est bien décidé.
MADAME BEAUVOISIN
Mon frère I
ISAÜRK.
Mon oncle!
LAMRERT.
Non... non... ma présence est inutile ici... Je ne pourrais peut-être me contenir, et j’aime mieux céder la place à monsieur le comte Leoni... Adieu ! (n «<nt.)
MADAME BEAUVOISIN, i Mo mart.
Retenez-le, mon ami.
BEAUVOISIN
Sabre de bois! qu'il aille au diable! A-t-on jamais vu un pareil entêté!... Après tout, à son aise! nous nous passerons de lui... et pour lui prouver que j’ai du caractère, je vais faire dresser le contrat Allons chez le notaire; monsieur de Morval, venez!
DR MORVAL.
Le dîner?... je suis prêt.
MADAME BEAUVOISIN
Muu ami!...
BEAUVOISIN
Je suis le maître, Madame, j-abre de bois! et je prétends, malgré tout, faire le bonheur de ma fille 1 (il Mrt «*» a« Marrai.)
MADAME BEAI VOISIN, regardant laaore.
Hélas ! Dieu veuille que ce ne soit pas son malheur ! (a nauro.) i Tu souffres, mon enfant?
ISAUHE, tressaillait.
I Moi, ma mère?... non !
NADAMR BEAUVOISIN.
i Ma cousine, en attendant le retour dd ces messieurs, si vous I désirez vous retirer chez vous?...
MADAME DK MORVAL.
i Bien volontiers, j'ai hâte de quitter cette toilette de voyage.
MADAME BEAUVOISIN
Je vais VOUS Conduire moi-même. (Madame BMuroàua tort aroe madame de Monal.)