‹ Les aventures de Mandrin mélodrame en cinq actes, et dix tableauxChapitre 74 sur 78 · IMAMS · texte numérisé non relu

IMAMS

Tous vos conseils me blessent à la fin, Monsieur!

LOMBARD

Madame!

BBRMANCS.

lis m'humilient! *

LOMBARD

C’est mni qui suis humilié, moi, qui n’ai pas même assez l’autorité pour vous faire dire... mais je vuus proteste que cela «ra dit en votre présence.

BEAMANCE.

jamais!

Augustine, dix louis pour toi, et dis : Dieu merci ! le couvert est mis.

ROUSSILLON, qui « remonté derrière li table, bu A Augustine, dont il a'e*t approche.

Dis vite! •

BERMANCE.

Vingt louis si tu ne le dis pas.

ROUSSILLON, bai, è Augustin»

Ne dis rien!

LOMBARD

Obéis, et lu auras cinq cents francs.

ROUSSILLON, bu, à Augwti.ii»

Va donc, entêtée !

BERMANCE.

Mille francs si tu n’obéis pas.

ROUSSILLON, bu. à Augustine.

Tais- toi, bavarde!

LOMBARD

Deux mille francs!

ROUSSILLON, La», à Augustin*

Mais, va donc !

AUGUSTINE

Eh bien !... Dieu merci!...

MERMANCK, arrêtant vivement Augustine par la bru at l'entraînant. — B*».

Si vous achevez, je dirai foui à Roussillon... mon coiffeur!..* Souvenez-vous 1 ... (Augustine Laisse la tète.)

LOMBARD

Que veut dire?... achevez!...

AUGUSTIN K

Impossible!

ROUSSILLON, à part, paaunt derrière la table.

Madame lui aura promis une fameuse somme. ..

LOMBARD, allant prendre Roussillon par le braa et le taisant descendre.

Puisqu’il en est ainsi, c’est Roussillon qui dira...

ROUSSILLON

Moi, je dirai tout ce qu’on voudra.

REtlMANCE, énergiquement h Lombard.

Prenez garde, .Monsieur... cette obstination...

LOMBARD

J’irai jusqu’au bout...

BERMANCE, »e dirigeant i droite, arec dignité.

Inutile, Monsieur, je nie relire. Je ne veux pas être donnée plus longtemps en spectacle à nos domestiques, être leur risée

et la vôtre. (Sur l« point de sortir, et pré* du centre de la table.) Allez !

votre affreux caractère sc dévoile... Oh! que ne l’ai-jc connu

unc^teure pluslôt. (Elle jette arec dépit, émotion et colère, une servietta en

LOMBARD, qui a tait le même mouvement i gauche, et qui te Iront* ausii au centre de la table.

Oh! pourquoi ai-je connu le vôtre une heure trop tard! (a

jette e*ec colère «me serviette en l'air.)

BERMANCE, péniblement.

II n’est plus temps !

LOMBARD, péniblement.

Malheureusement!

IIKRMANCE, la poitrine gonflée.

Oui , malheureusement !... Ah! si en ne se mariant pas religieusement on rendait nul le mariage civil !

LOMBARD

Si l’on avait seulement vingt-quatre heures pour sc repentir!

(U Jette une serviette.)

BERMANCE, «ur le point de pleurer.

On a toute la vie, Monsieur, pour se repentir... toute la vie!

(Elle jette une serviette.)

LOMBARD, jetant une serviette.

Quelle faute! quelle faute!

BERMANCE, jetant une wnieU»

Quelle punition!... *

LOMBARD, jetant une aerriette.

Quel malheur!

HLRMANCE, pleurant, et jetant une serviette.

Quel supplia' !

ROUSSILLON, è Augustin*.

Pleurons et jetons des serviettes, nous aussi. (Roussillon et a*gustinc w lamentent et jettent des serviettes.)

LOMBARD

Eh bien ! rendons ce supplice moins cruel, Madame, en ne vivant pas ensemble, quoique mariés.

HEKMANCE, pleurant plus fort.

J’y consens. Monsieur ; plus rien de commun entre nous, (eu*

jetta detu serviettes.)

LOMBARD, jetirt plusieurs serviettes.

Plus rien!

BERMANCE, pleurant & chaudes larme* et s'asseyant i droit»

Ob ! ma mère ! ma mère !

LE GÉNÉRAL, dans la coulis*»

A table ! à table 1

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