I.EONI, â«t an çe-le impérieux
Allez!
DF. BOIMEC, à part.
Le niais!... avec ses manières chevaleresques , il gâte les
meilleurs plans. (Sorti* «t« payuu.)
LAMBERT, à Leoni.
Perinettw-moi de vous remercier... Monsieur.
iüoni.
Monsieur, vous êtes l'oncle de mademoiselle Uaure?
UHKIT.
Oui, ‘Monsieur.
LEONI
Un cri de Mademoiselle vient de me rapprendre... votre main, .Monsieur.. - (l-j |ir*o*oi u Mb.) Nous sommesquitles... mais vous avez un moyen de me rendre éternellement votre obligé.
LAMBERT
Quel est-il. Monsieur?
LEONI
C’est d'employer l’influent e que vous avez sur votre charmante nièce a la persuader de la sincérité de mon amour, (il «a
»»iu*r li*» damet. — Oo a'awtod autour de la Ulde.)
HEAUVOISIN, bas. k Lambert.
Qu’on dites-vous?
LAMBERT
lieu ! beu !
BEAU VOISIN
Êtes vous revenu de vos préventions contre lui... et contre ce digne marquis?
LAMBERT
Contre lui, c’est possible .. contre le marquis, c’est autre chose... J’ai remarqué tout à l'heure certaius signes...
BEAUVOBIS.
Vous êtes fou, mon frere. (lia »J*|1 s'asseoir ainsi. — A «! moueul, Thomas sort d* lauborgc apportant un plat qu'il df pot* ur la table.)
CHRISTOPHE
La superbe volatile...
ROQUAIROL
Quel parfum!
LEONI, à Lambert.
Puto-jc vous demander maintenant, Monsieur, quel était le motif de cette agression ?
LAMBERT
Le ?ais-je moi-même... un ivrogne me heurte, je le repousse. . il fait un signal, uni bande d'homme* inconnu* nous enveloppe... je vois un couteau levé sur ma poitrine... et...
RQISSF.C.
Kt vous êtes arrivé, mon cher comte, comme le Deus ex machiné. pour changer le dénuûment tragique en dénoùment heureux. TaHaU m’élancer... il était trop tard; ton* m'aviez volé une belle action... comme vous tn’avez déjà volé le «pur de mademoiselle!... Ce diable de Leoni, il faut toujours qu’il vole luelque chose!...
BF.AUVOtSIN.
Savez-vous qu’un moment j’ai eu peur... en vous voyant entouré de cos figures sinistres .. je me suis cru au milieu de ta bande de Mandrin.
ISAliRE, poussant us crL
Que dites-vous?
PE BlMSSEC.
Vertu-choux! la bonne plaisanterie... Àh! ah! ah!
LEOM, A Inur* .
Au cri que vous avez pousse, Mademoiselle, en entendant ce nom de... Mandrin, je vois que cet homme vous inspire une 1 vive frayeur.
ISAliRE.
De la frayeur!... dites du mépris, monsieur le comte, de , l’horreur.
LEONI
Que vouf a-t-il fait ?...
ISAUUF..
A moi, rien... MaiR les crimes odieux qu’il commet chaque , jour, le vol, le pillage, l’assassinat!...
LEONI
Moi, je crois que l’on a exagéré les torts de ce malheureux... loin de moi la pensée de chercher à l’excuser dans votre esprit... 1 mais enfin, je me suis laissé dire que Mandrin... puisque Man- 1 drin est son nom, n’était pas méchant par caractère, qu’il avait souvent donné dés preuves d’humanité, de courage, do bonté , même... qu’il était susceptible d’aimer avec passion, et que l’a- !
mour peut-être pourrait un jour transformer sa vie et le ramener au bien.
BEAU VOISIN
Monsieur le comte dit cela avec une émotion, avec une cha leur telle... que j’en suis tout.*, altéré... Thomas! du vin!... beaucoup de vin.
THOMAS
Voilà! Monsieur, voilà! (Apportant *ii bouMUa.) C'est lourd!
c’est lourd!... (A mesure ipTl mardi*, chaque bandit lai vola une bouteille.)
On s’y fait... cependant... on s’y fait! (s'apercevant qu’il ne rc*u
qu'une bouteille dont le panier.) Oh! c’est éti Minant!
BEA U VOISIN.
Qu’y a-t-il?
THOMAS
Les bouteillos ont fui. Monsieur.
UEAUYÛISIN.
Imbécile!...
DE BOISSEC
Moi, je vais bien vous donner, mais je ne crois pas à Mandrin... Mandrin est un mythe, une fiction, un rêve... c’est le ernquemitaine du brigandage, il n’a jamais existé que dans l'imagination des vieilles femmes, des enfants et des iwltruns, personne ne l’a vu.
LAMBERT
Vous tous trompez, Monsieur; je l'ai vu, moi!