‹ Les aventures de Mandrin [microforme]Chapitre 35 sur 41 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

, Prérro, MANDRIN, DE Bolssac.

Piérro (écoutant). — Ils s'éloignent.. mais les soldats sont toujours là... dela prudence !

ManDrin (à voix basse).—Piétro !.… ah ! je com: prends !.…. tu t'es dit : Mandrin est homme hardi et habile, je le connais ; il a des ruses pour tromper tous les geôliers, des ongles de fer pour user toutes les murailles. En ce moment peut-être, il a déjà la roitié du corps hors de son cachot ; il faut voir cela. une évasion !... Diable ! cela

pourrait être dangereux pOur certaines gens! €

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min: 6D à tu es venu, Piétro, et tu régardes mes mains garottées, mon Corps enchaîné, ces barreaux scellés dans la muraille, ces pierres intactes, et tu te dis : je suis tranquille, Mandrin ne s’échappera pas, cette fois, et dans quelques jours je pourrai le voir monter sur l’échafaud 1. (Brisant ses fers d'un <fort convulsif et se dressant debout devant ui.) Tu te trompes, Piétro |. Mandrin brise ses fers, et de ses fers brisés, il se fait une arme doni il frappe les traîtres.

PIÉTRO (calme). — Ecoute moi d'abord. tu me

tuéras ensuite si bon te semble... je viens te sauver !

MaANDRIN.— Toi!

De Boissec.—Oh | l'excellent garçon !

ManNDRIN.— Mais n’est.ce Pas toi qui m'as jeté dans ce cachot ?

PréTRo. —Depuis la disparition de M. de Simiane, ses dragons étaient en campagne pour retrouver leur chef... Pouvais-je deviner qu'ils devaient, ce jour-là même, rentrer à la Côte Saint- André ?

Manprin.—Mais cet officier mardit... j'avais, moi, ordonné sa mort. qui donc m'a :sobéi ?

PréTRo.—C'est moi. et sais.tu pourquoi j'ai sauvé M. de Simiane ?.. c’est que j'avais prévu ce Qui est arrivé, c’est que j'avais pressenti que M. de imiane vivant, tu n'épouserais pas Isaure, et que je ne voulais pas, moi, que ce mariage s’'accomplit.

ANDRIN-— Tu oses me dire cela, à moi!

IÉTRO, — Maintenant que ce mariage est à Jamais impossible, maintenant que je me suis acquitté envers mes bienfaiteurs, je te dis : Mandrin, je t'apporte la liberté, la veux-tu ?

MANDRIN.—La liberté |... Oh!

fesse

si tu dis vrai, Piétro ; si tu as réellement le po

uvoir de faire

tomber devant moi les portes de cette prison, eh bien ! j'oublirai tout, ta désobéi-sance, ta trahison !.. je te pardonnerai.

Prérro.—Tu ne me pardonneras pas, Mandrin, et tu me tueras l… Oui | un pressentiment.. et les miens ne rne trompent jamais... un pressentimeut me dit que c'est par toi que je mourrai 1... N'importe i. sois libre, et que mon sort s'acromplisse !

Manvuin.—Quel est ton moyen ?

Préruo.—D'abord, ce pain. cette bouteille.

ManDRin.—Aritte L…. tu me trahis encore, j'en suis sûr.

Prérro.---Que veux-tu dire P

Manprin.—Ce vin vs: smpoisonné !..

Prirro (découragé).…-Le malheureux ! (7%omas et Le geôlier entrent. Au bruit de leurs pas andrin reprend vivement sa position et rajuste les débris de

sa chaîne.)

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