SCÈNE lère, vous in ant.) ManDRin, De Boissec, ROQUAIROL, C'HRISTOPHE
rin.. TAUPIER, LE DocTEuR, BANDITS.
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. Manprix.— Compagnons, les combats ont éclair- \ aùt ci nos rangs, la trahison nous enveloppe. une armée entière marche contre nous... faut-il abandonner notre camp sans combattre? faut-il fuir
fs! . Tâchement?
Pre Tous.—Non ! non!
| Et . MANDRIN. — J'avais prévu votre réponse, et
c'est pour cela que j'ai fait apporter ce trépied, n. Jurez, la main étendue sur ce brasier ardent, de à er L souffrir les plus cruelles tortures plutôt que de FéRare révéler les secrets de notre association. Jurez de frapper sans pitié celui qui donnerait seulement un signe de faiblesse : celui-là, fût il votre frère, füt-il votre fils, füt-il votre chef!
Tous (2 bras étendu).—Nous le jurons.
ManNDRiN. — Bien. Maintenant, compagnons, voici ce que j'ai résolu. Nous allons attendre ici l'attaque dont nous sommes menacés. Si nous sommes vainqueurs, nous renoncerons désormais au vol vulgaire, dangereux, improductif, (murmures des bandits,) pour un vol plus facile et plus profitable !.., Fous.—Bravo! bravo!
TE
Manprin.—Jetez les yeux sr: es riches contrées.. d’un côté, la Savoie, de l’autre, la France } cette terre a des produits que cette autre n’admet
pas ; nous pratiquerons l'échange, Nous serons utiles à la société 1.
Tous.-—Vive Mandrin ! vive le capitare
MaANDRIN (escendant du rocher).—Si nous sommes vaincus, je vous ai ménagé un moyen de retraite. Une issue souterraine, masquée par ces rochers mobiles, conduit au bas de la montagne, du côté de la Savoie, Voyez! (Z/ fait jouer un ressort, le rocher se déplace et laisse voir l'entrée du souterrain.) Avant que les soldats ou les employés de la ferme soient arrivés au sommet de la montagne, vous serez en sûreté sur une terre étrangère,
RoOQUAïROL.—Nous mourrons avec vous, ou nous serons vainqueurs |
Tous.—Oui ! oui!
ManDRin.—Bien. Maintenant, allez !
Tous.—Vive le capitaine ! vive Mandrin ! (Z4s sortent ).