LES MÊMES, UN BRIGADIER DE LA MARÉCHAUSSÉE
ManNDRiN.—Jaissez cet homme... (4x Brigadier.) Que venais-tu faire ici ?
Le BRIGADIER.—Je te cherchais, bandit, pour te livrer aux lois.
MANDRIN (riant).— Avec une armée de dix hommes, c’est blus que de la bravoure, c'est de la folie.
Le BRiIGADIE:.-—Je savais que les misérables qui t'entourent étai:nt nombreux ; mais que m'importait ? on m'a Ci: “ Marche ! c’est le devoir ! ” je suis parti.
MaNDRIN.—Et tes co agnons sont tombés à la première décharge, (/assani un signe aux bandits) et toi-même, tu vas mourir !
Le BRIGADIER.—Je suis prêt !
MANDRIN.— Tu as du courage... c’est dommage | mais un serment terrible nous lie. Pas de pitié pour nos ennemis... la mort !
L£ BRIGADIER.—Frappe donc! (77 s'élance sur la pointe du rocher et agite.un mouchoir.)
MaANDRIN.—Quoi |. un signal ?
Le BRIGADIER —Ce signal est celui de ta perte. MANDRIN (armant un pistolet). —Misérable ! (U/4
CELA AS md ee me
LE BRIGADIER (mourant). — Je meurs content, puisque j'ai contribué à délivrer mon pays d’un monstre tel que toi. (27 meurt.)
ROQUAIROL (gui a gravi le rocher).—Les dra- &ons escaladent la montagne !…
MaANDRIN.—Aux armes... Si nous sommes vaiticus, le rendez-vous est dans ce souterrain | (77 J'ait jouer le ressort, le rocher s'ouvre; plusieurs dragons paraissent sur le seuil.) ‘Trahison |