DE TIL III.KSPIÈG LH
vante, le maître les réveilla encore à minuit. Ulespiègle laissa son compagnon partir avec le maître, puis il prit son matelas et se l'attacha sur le dos. Quand le fer fut chaud, Ulespiègle descendit en courant de son grenier, vint à la forge et se mit à battre le fer, dont les étincelles sautaient sur le matelas qu'il avait sur le dos. Le maître lui dit : « Que fais-tu? Es-tu fou? Ne pouvais-tu laisser le lit à sa place? — Maître, répondit Ulespiègle, ne vous fâchez pas; c'est mon habitude de passer une moitié de la nuit sur mon lit et Tautre moitié dessous. » Le maître se mit en colère, et lui dît : « Rapporte-moi ce Ht où tu l'as pris , et de là sors de chez moi , maudit polisson ! » Ulespiègle dit oui et monta au grenier, où il remit le lit où il l'avait pris. Puis il prit une échelle, lit un trou à la toiture, monta dessus, tira l'échelle sur le toit, la plaça de façon à pouvoir descendre dans la rue, descendit et s'en alla. Le maître, entendant du bruit, monta au grenier avec Tautre garçon, et vit qu'Ulespiègle avait fait un trou à la toiture et s'en était allé par là. Il saisit la broche et voulait courir après lui. Mais le garçon l'arrêta et lui dit : « Maître , écoutez-moi : Il n'a fait que ce que vous lui avez commandé. Vous lui avez dit de remonter le lit au grenier et de s'en aller de là. C'est ce qu'il a fait, comme vous voyez. » Le maître se laissa calmer. D'ailleurs , que pouvait-il faire? Ulespiègle était parti, et il n'y avait qu'à faire réparer la toiture. Le garçon lui dit : « Avec de pareils compagnons il n'y a pas grand chose à gagner. Celui qui ne connaît pas Ulespiègle n'a qu'à avoir affaire à lui : il le connaîtra bientôt. »
yö LES AVENTURES