‹ Les aventures de Til UlespiègleChapitre 87 sur 136 · I2Ö LES AVENTURES · texte numérisé non relu

I2Ö LES AVENTURES

il se procura un cheval, l'arrangea par art magique comme il voulait l'avoir, s'en alla au marché et offrit son cheval à vendre, mais à un prix élevé, afin qu'on ne l'achetât pas, jusqu'à ce que le maquignon qui tirait les chevaux par la queue fût venu , auquel il n'en demanda qu'un prix peu élevé. Le maquignon vit bien que le cheval valait l'argent. Il s'approcha et se mit en devoir de lui tirer fortement la queue. Or, Ulespiègle avait arrangé les choses de façon que, lorsque le maquignon tira la queue, elle lui resta dans la main ; et le cheval était arrangé de façon à paraître comme si on lui avait arraché la queue. Le maquignon resta tout confus , et Ulespiègle se mit à crier : « Haro sur ce scélérat! Voyez, chers bourgeois, comme il m'a déshonoré et gâté mon cheval ! >> Les bourgeois s'approchèrent, et virent que le cheval n'avait plus sa queue, et que le maquignon la' tenait à la main, et qu'il était très-effrayé. Les bourgeois s'interposèrent, et firent donner dix florins à Ulespiègle par le marchand. Ulespiègle s'en alla avec son cheval et lui remit la queue. A partir de ce moment, le maquignon ne tira plus la queue aux chevaux.

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