‹ Les aventures du chevalier de FaublasChapitre 24 sur 37 · XXXIV ÉPITRE DÉDICATOIRE · texte numérisé non relu

XXXIV ÉPITRE DÉDICATOIRE

gâtions, celle de se montrer déjà beaucoup plus formé. Vous paraissez croire, et vous voulez bien me dire que je pourrais, avec quelque succès, embrasser un genre plus sérieux, et que je devrais consacrer à la morale et à la philosophie mes dispositions, que vous appelez mes talents. Quelquefois je vous ai vu sourire aux espiègleries de mon Chevalier; plus souvent je vous ai entendu m'exprimer sans détour le regret que vous aviez de le trouver toujours si peu raisonnable. J'ai eu rhonneur de vous observer qu'il pourrait, comme tant d'autres enfants de bonne maison, complètement réparer, par les actions exemplaires de l'âge mûr, les erreurs peut-être excusables de son printemps. Ici j'ajouterai, que pour corriger les écarts du jeune homme, l'historien fidèle attend impatiemment que l'heure du héros soit venue ; et, si cet aveu ne suffit pas pour m'obtenir grâce auprès des gens sévères, je citerai ma justification imprimée longtemps avant que je fusse né pour commettre la faute. Dans un conte philosophique, écrit avec la facilité prodigieuse et l'inimitable naturel qui caractérisent les ouvrages de ce génie universel, presque toujours supérieur à son sujet, Voltaire m'a dit : « Monseigneur, vous avez rêvé » tout cçla ; nos idées ne dépendent pas plus de

rendre justice à M. Toustaing; il était du petit nombre de ces censeurs qui ne se faisaient point un malin plaisir de tourmenter les gens de lettres. (Note de 179t.)

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