‹ Les aventures du chevalier de FaublasChapitre 8 sur 37 · SUR LOUVET. XIII · texte numérisé non relu

SUR LOUVET. XIII

» vous dans cette assemblée électorale que vous » dominiez par l'intrigue et par la terreur, vous » qui me fîtes insulter pour avoir demandé la

» parole contre Marat? Dieux! J'ai prononcé

» son nom ! cet être fut désigné comme candidat » dans un discours où Robespierre venait de » calomnier Priestley.

» Robespierre! je f accuse d'avoir longtemps » calomnié les plus purs patriotes, à une époque » où tes calomnies étaient de véritables proscrip- » tions ; je t'accuse d'avoir, autant qu'il était en » toi, méconnu, avili, persécuté les représentants » de la nation; d'avoir souffert que devant toi on » te désignât comme le seul homme vertueux de » la France qui pût sauver le peuple, et de l'avoir ï) fait entendre toi-même; je t'accuse d'avoir ty- )) rannisé par tous les moyens l'assemblée électo- » raie; je faccuse enfin d'avoir évidemmtent mar- » ché au pouvoir suprême ; je t'accuse : et, pour » te confondre, ta conduite parlera plus haut que » moi. »

Robespierre crut toucher à sa dernière heure. Si Péthion, Guadet et Vergniaiid eussent répondu aux fréquentes interpellations de Louvet, le monstre eût été étouffé. Mais lorsqu'après huit jours, Robespierre vint balbutier pour sa défense quelques phrases banales, les Girondins se levèrent avec la Montagne pour empêcher Louve", de répliquer. Ils pensèrent qu'un ordre 4u jour flétrirait asse? Robespierre; comme sile

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