PREFACE V
mais le savant éditeur des Archives de la Bastille, M. Kavaisson, a bien voulu nous communiquer les noms de toutes les personnes arrêtées à cette occasion et conduites au donjon de Vincennes : nous n avons pas trouvé sur cette liste le faux chevalier de Warvick, et c'est vainement que nous avons essayé de reconnaître dans le nombre des prisonniers du donjon de Vincennes le marquis de ***, qui eut le bonheur d'être prisonnier de chambrée avec M^^^ de Bouqueville. Il y a néanmoins, dans le récit de ces aventures singulières, un caractère de vérité si naïvement accusé qu'on a de la peine à regarder comme un caprice d'imagination cette histoire à la fois si romanesque et si vraisemblable, qui emprunte surtout son intérêt à un ton de franchise et à un naturel qu'on ne rencontre guère dans les romans de cette époque. Kien n'est plus original, rien n'est plus gracieux, rien n'est plus touchant, que le sujet mis en œuvre avec beaucoup de talent et de goût, sous la forme d'une narration épistolaire. Le style est simple et facile, assez élégant, mais quelquefois incorrect. C'est, nous le répé-