‹ Les Avocats du Parlement de Franche-ComtéChapitre 56 sur 117 · Histoire des révolutions... du barreau français, p · texte numérisé non relu

Histoire des révolutions... du barreau français, p

des avocats décida, à l'unanimité, qu’il serait rayé pour toujours du tableau.

On voulait aussi rayer l'avocat Boyer, lui reprochant d'avoir travaillé de son métier d'avocat pendant l'exil et de n’avoir pas mis sa démission au greffe. Il se défendit en faisant valoir qu'il avait peu de fortune, que sa famille était nombreuse et qu’il avait travaillé sans entrer au palais. Devant ces considérations il obtint gain de cause. Les plus acharnés.contre lui ébaient, parait-il, des avocats (Bassand, Guillaume et Nicolin ‘) qui, cependant, avaient travaillé pendant l'exil; mais qui avaient fait des manifestations enthousiastes au retour des exilés pour donner le change *. |

Le barreau se montrait en même temps plus sévère sur sa discipline : il astreignait deux avocats, Duban et Perreault, à la résidence et obligeait Droz à fréquenter les audiences ?. Certains avocats réclamèrent aussi l’exclusion d’un avocat inscrit Sur le tableau depuis cinq ans : Lapoule, qui devait plus tard être député à l’Assemblée constituante. [ls l’accusaient d’avoir été renvoyé de la gendarmerie. Puis, comme il avait fail venir de ce corps un bon certificat, ils prétendirent que son père tenait des billards et des jeux de quilles et qu'il y avait servi comme marqueur. On nomma des commissaires pour faire l'examen de sa vie ; l'examen fut tout

1. Ce n'étaient point, du reste, les seuls avocats qui aient été partisans du président de Boynes ; en effet, dans une chronique du temps (Annales de Grimont), pour un service burlesque qui devait soi-disant se célébrer en l’église des Jésuites pour de Boynes, on réserve des places aux avocats : Dunod, Piard, Jeannin, Nicolin, Boyer, Louvot, Egenod, Baïlly, considérés comme ses amis. :

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