‹ Les avoués en vacancesChapitre 31 sur 53 · LES TROIS · texte numérisé non relu

LES TROIS

Ah ! ah ! ah ! ce pauvre Zurich !

ZURICH , sortant A droite et appelant.

Charlotte ! Charlotte!..

pomard, au fond.

Eh ! voici les autres. (Criant.) Par ici, par ici !

(Il reste au fond et lait des signes.) BAGUENAUDlER, prenant Ernest à part, pendant que Pomard est au tond.

Comment! vrai? la petite Charlotte...

ERNEST

M’avait donné rendez-vous... certainement.

BAGUENAUDlER.

Bah!., mais après?., ce que vous venez de nous dire?..

ERNEST

Est à moitié vrai... Après la chute de l'Anglais, je me suis élancé dans la chambre... Lit, n’y voyant goutte et marchant nu hasard , j’ai rencontré dans l'ombre une taille One et souple, une main de femme, que j’ai saisie... et j'ai commencé par risquer un baiser... J'allais m'enhardir... quand tout-à-roup un grand bruit s'est fait entendre... tout l’hOtel était en mouvement... «

» Alors, ma foi, craignant d’être surpris, je me suis échappé par la fenêtre... c’était un rez-dechaussée, Dieu merci!

ZURICH, rentrant avec Charlotte, qu’il conduit par la main.

Viens, Charlotte! explique-toi!., justifie-toi ! CUABLOTTE, q»i porte une assiette de fraises. Mais mes fraises!., mais laissez donc.

zuniCH.

On t'accuse!., on veut ternir ta blancheur!.* j'avais raison d’être jalotiv !

1IAGUEN Al'DIER.

Oui ! oui !.. il faut que cela s'explique... il faut que l'innocence éclate au grand jour... quand nous devrions organiser un tribunal.

pomard, approuvant.

Un tribunal !.. Ah ! oui, ce serait zentii.

ERNEST

Messieurs! messieurs!..

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