‹ Les Bactériémies et Septicémies Consécutives aux Chocs Médicamenteux: Étude Clinique et ExpérimentaleChapitre 15 sur 36 · LEP · texte numérisé non relu

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l’on perçoit habituellement trois ganglions : deux au niveau de l’angle iléo-cœcal lui-même, le troisième un Peu plus haut contre l’anse iléale.

Avec une aiguille fine on pénètre dans l'épaisseur d’un de ces ganglions et on injecte la quantité voulue de la culture employée que l’on a chargée dans une seringue de Barthélémy. Une inoculation correcte ne doit pas saisner, Ou à peine. Dans ce dernier cas, faire une légère compression avec une compresse stérile avant de remettre l'intestin dans la cavité abdominale. Fermeture de la paroi en deux plans.

La détermination du choc était obtenue par l'injection du vaccin polymicrobien de Delbet.

L'ensemble de nos expériences a porté sur 89 animaux, dont 8 lapins et 81 cobayes.

EXPÉRIENCES ÉTABLISSANT LA RÉALITÉ DE « SORTIES » MICROBIENNES APRÈS CHOC MÉDICAMENTEUX

L’expérimentation que nous avions entreprise se heurtait à une cause d'erreur : la possibilité du passage spontané dans le Sang des germes injectés à l’intérieur d’un ganglion mésentérique.

Pour établir que cette émigration Sanguine était bien la Conséquence du choc médicamenteux provoqué quelques jours plus tard, il fallait préalablement s'assurer de la Stérilité du milieu Sanguin avant son intervention. Cette vérification fut faite de deux ma-

nières

1°. — Par l’observation clinique et la prise de la température.

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2°. Par des hémocultures en série.

Aïnsi dans les cas où le passage spontané avait lieu, on voyait dès le lendemain ou au grand maximum, dans les 48 heures qui suivaient l’inoculation ganglionnaire, la température monter, l’hémoculture se révélait positive. L’animal mourait rapidement. Nombre de nos animaux ont subi ce sort, mais nous nous attendions à une telle éventualité sachant que pour reproduire expérimentalement un cas clinique concret, différents facteurs entrent nécessairement en ligne de compte : virulence du germe, quantité injectée, technique de linoculation, résistance de l’animal.

Si l'animal dépassait ce cap des 48 premières heures, la septicémie spontanée ne se produisait pas. Certes le plus souvent il présentait une fièvre plus ou moins élevée en rapport avec le foyer infectieux que nous

avions créé, mais les hémocultures restaient négatives.

Quand fallait-il provoquer le choc ? Si nous attendions trop longtemps, nous risquions que les germes inoculés fussent détruits sur place et que le foyer sanglionnaire guêrit spontanément. Aussi c’est le troisième jour ou au plus tard le quatrième jour après lPinoculation que nous pratiquions le choc, toujours précédé d’une dernière hémoculture de contrôle pour bien vérifier que le sang de l’animal était stérile.

Voici les protocoles où l’essaimage sanguin des

germes fut obtenu après la provocation d’un choc,

a) Bactériémie à colibacilles

Cobaye 48/92 — 500 grs

Le 25-2-37. T. : 38°5. Inoculation dans le ganglion iléocœcal de 1/30 cc. d’une culture pure de colibacilles.

Le 26-2:37. T. : 39°5. Hémoculture négative.

He 27-2 87 TE SF emocniture négative.

Le 28-2-37. T. : 39°.

Le 1-3-37

— à 12 heures, T, : 39.2. Hémoculture négative.

à 14 heures 15, reçoit 1/2 cc. de propidon par voie intra-cardiaque. Gros choc:

frissonnements répétés, abattement.

— à 15 heures 15. T. 40°5. Hémoculture positive,

présence de colibaciltes.

Le 2-3-37. T. : 39°2. Hémoculture négative.

Le 3-3-37. T. : 39e. Hémoculture négative.

Les jours suivants, l'animal continue à se porter bien. Survie,

On voit que chez cet animal inoculé dans un ganglion iléo-cœcal avec une culture pure de colibacilles, apparait seulement une légère élévation thermique très probablement en rapport avec la formation d’un abcès ganglionnaire, Pas de Passage spontané de germes dans le sang car trois hémocultures restent négatives. Choc par propidon le quatrième jour après linoculation : « sortie » du colibacille, qui se traduit par une simple bactériémie, suivie de guérison.

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