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DE PARIS A SPA PAR LIEGE ET PÉPINSTER

De Paris à Liège par Saint-Quentin et

Namur, 323 kil. Chemin de fer du Nord.

4 conv. par jour. Trajet en 8 h. lo min.

1 par trains express; en 14 h. 15 min. par

1 trains omnibus. F« cl. 39 fr. 90 c; 2« cl.

30 fr. 05 c.

De Liège à Pe'pinster, 20 kil. Chemin de fer. 5 conv. par jour. Trajet en 30 min. et 50 min. l^^^ cl. 1 fr. 50 c; : 2«cl. 1 fr.; 3^ cl. 80 c.

De Pépinster à Spa, 12 kil. Chemin de ï fer. 4 conv. par jour. Trajet en 30 min. i pour 1 fr. 80 c, i fr. 35 c. et 90 c.

Spa (Belgique) est une ville de 4773 hab. , située sur le Vayai et abritée des vents du nord par une colline appelée le Spaloumont. Sa population est presque doublée pendant la saison des eaux.

HÔTELS, l'"^ classe : de Flandre, (iTor/r, d'Orange, de Belle- Vue, des Pays-Bas, Grand Hôtel Britaiinique; — 2^ classe :d\i Palais-Royal, de Limbourg, des Deux -Fontaines, du Midi, etc.

La plupart des étrangers se logent dans des maisons garnies.

Voitures, chevaux et ânes à louer pour la promenade.

Spa a un aspect propre, simple,

riant, et, à de certaines heures du jour, fort animé. Ses jolies petites maisons lavées, peintes, vernies, coquettement tenues, plus anglaises que françaises , donnent envie de les habiter. Du reste, elle s'agrandit et s'embellit tous les ans.

Sans doute, on y chercherait en vain les prairies, les torrents, les forêts, les châteaux, les panoramas, les palais de Bade : la nature y est bien moins riche, bien moins puissante, bien plus humble; mais, quand on y prolonge son séjour, on finit par lui découvrir des beautés qui lui sont propres, et qui ne manquent pas de caractère; on y trouve, en outre, des ponies que ne peut offrir à ses visiteurs aucun autre pays; enfin ses eaux ont des propriétés sérieuses, et si efficaces, que, dans son Traité des eaux thermales, Baccio voulait donner toute la Belgique pour ce petit royaume, consacré à la déesse Hygie. a Vous arrivez à demi mort.... et soudain vous vous sentez renaître ; c'est un miracle de tous les jours. 0 la pierre , quelle maladie cruelle !

vous portez votre fléau avec vous, et à chaque instant vous le sentez

grandir! La goutte aussi, quand ses feux ardents vous minent et vous torturent; la fièvre tierce, cet hôte incommode; la névralgie, cette flagellation sans fin; le rhumatisme, qui vous courbe sur votre fosse entr'ouverte.... Allez à Spa, allez-y et vous êtes sauvés, pauvres êtres souffrants pour qui tant de remèdes ont été impuissants. » La vie à Spa est d'ailleurs agréable, facile et douce. Le chmat, quoique exposé à des variations subites, se fait remarquer par une merveilleuse salubrité. Dangereux seulement pour les poitrinaires, son air vif suffirait, môme sans le secours des eaux, à rendre leur santé à ceux qui viennent le respirer. — A aucune époque, le choléra, qui a décimé les populations de Liège, de Verviers, de Pépinster, de Malmédy, d'Aix-la-Chapelle, et même deTheux, n'est entré à Spa; et une fièvre typhoïde y passe pour un phénomène.

Les principaux édifices de Spa sont la Redoute et le Waux-Hall.

La Redoute^ située dans la rue principale de Spa, a été construite de 1764 \ 1769 et coûta 800 000 francs à la société qui la fit bâtir.

Au rez-de-chaussée est un élégant café-restaurant avec estaminet et billards. — Dans la cour se trouve un théâtre (représentations trois fois par semaine, le mardi, le jeudi et le dimanche). — L'escalier, qui s'ouvre à dr. sous le vestibule, monte au premier étage, rempU presque entièrement par trois magnifiques salons. Une galerie, décorée de fleurs, de tableaux et des bustes des membres de la famille royale, relie ces salons entre eux.

-— La grande salle de bal est supportée par seize colonnes d'ordre

corinthien. — C'est dans les salons de la Redoute que l'on joue à la roulette et au trente-et-quarante. Les étrangers, qui y sont admis gratuitement, peuvent y lire les journaux français, anglais, belges, allemands, etc. — On y donne deux bals par semaine, le mercredi et le samedi.

Le Waux-Hall^ situé dans la rue de ce nom, date de 1770. C'est un vaste bâtiment entouré d'un charmant jardin et d'une belle cour où jaillit un grand jet d'eau. Au rezde-chaussée se trouvent des offices, des remises spacieuses, de superbes écuries. Les salons, nouvellement restaurés, sont au premier; on en compte trois, l'un très-grand, où l'on pénètre par un escalier magnifique et où se donnent les soirées, les bals, les concerts; l'autre plus petit, plus riant, où se tenaient les jeux.

La Salle Levoz, d'un extérieur plus que simple, l'emporte, par sa grandeur et sa décoration, sur la Redoute et le Waux-Hall. Elle fut construite en 1784. On y donne des fêtes brillantes pendant la saison.

Un Gymnase pour les enfants a été établi dans le charmant jardin qui l'entoure.

La source du Pouhon ( F. ci- dessous , les eaux ) jaillit au centre même de la ville, sous un portique d'ordre toscan, construit en 1820, et portant cette inscription : A la mémoire de Pierre le Grand. — Un orchestre s'y fait entendre tous les matins. — Une belle route de voitures, bordée d'arbres des deux côtés, conduit à la Géronstère, qui se trouve au milieu d'un jardin anglais, orné de beaux massifs de fleurs. La source jaillit sous une petite niche de marbre bâtie en

BELGIQUE

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