DE PARIS A ESPARRAGUERA PAR PERPIGNAN, BARCELONE ET MAR- TORELL
De Paris à Perpignan, 999 kil. par Lyon. Chemins de fer de Paris à la Méditerranée et du Midi. 3 conv. par jour. Traj. en 23 h. 5 m. par trains express; en 33 h. 43 m. par trains omnibus. — i'^^cl. 111 fr. 85 c — 2<^cl. 83 fr. 80 c.— 3* cl. 61 fr. 50 c. — 1052 kil. par Bordeaux. — Traj. en 24 h. 4om. par train express; en 31 h. 10 m. par trains omnibus.— l'-e cl. 117 fr. 90C. — 2*^ cl. 88 fr. 45 c. — 3« cl. 64 fr. 90 c.
De Perpignan à Barcelone, 175 kil.
— Route de poste.
De Barcelone à Martorell, 35 kil.
Chemin de fer. 6 conv. par jour. Trajet en 1 h. pour II réaux, 8 reauxet 6 réaux.
De Martorell àEsparraguera, lokil.
Route de terre. Pendant la saison, deux voitures font tous les jours ce trajet en 1 h.
Ksparrag^iiera, petite ville de la province de Barcelone, peuplée de 2647 hah. , forme une immense rue d'une demi-heure de long; ses maisons sont bien construites, d'un seul étage pour la plupart. La vallée au milieu de laquelle se trouve Esparraguera est fertilisée par le Llobregat.
Les eaux, connues sous le nom de Bafws de laPuda^ sont à 5 kil. 12
de la ville ; on s'y fait transporter soit par une tartane, soit par des ânes, pour 4 réaux.
L'établissement se compose d'abord , sur la rive dr. du Llobregat , d'un édifice formant galerie avec douze baignoires, et renfermant des chambres pour les domestiques, , parmi lesquels est un batelier. On traverse la rivière pour atteindre, ' sur la rive gauche, l'édifice princi- \ pal, composé d'un vaste rez-de- .chaussée et de deux étages; il renferme une chapelle, une belle salle ■ à manger, un grand salon, une j salle de billard et une trentaine de ' cabinets de bains, dont les baignoires sont les unes en marbre, les autres en faïence de Valence. Dans les étages supérieurs se trouvent les cham])res . généralement convenables, pour près e 360 personnes.
Il vient à Esparraguera environ \ 1000 personnes par an. <
Le pays est agréable, les prorae- ] nades sont variées et les baigneurs ' visitent surtout le célèbre monastère de Montserrat , sans préjudice du pèlerinage qu'il est d'usage d'y aller faire quand la cure est terminée.
LES EAUX. — Eau thermale, sulfureuse.
Connue depuis la fin du dix-lmitième siècle. On pense que les sources ont paru à l'époque du tremblement de terre de Lisbonne. Émergence : D'un terrain tertiaire.
Trois sources principales.
Densité :0,0\:i.
Caractères particuliers : Eau légèrement opaline, odeur et saveur hé-
ESPAGNE. — FUENCALIENTE. 179
patiques; le contact de l'air rend cette odeur et ce goût plus marqués d'abord, puis les fait disparaître et produit un précipité jaunâtre. Cette eau est onctueuse à la peau comme une faible solution de gélatine.
Emploi: Boisson, bains.
Saison : Juillet, août et septembre. Plus tôt et plus tard , le pays est malsain.
Effets physiologiques : Cette eau agit principalement et d'une manière spécifique sur la peau, comme toutes ses congénères; elle est excitante en proportion de sa température , qui n'est pas très-élevée ; elle paraît avoir sur les voies aériennes une action excitante et résolutive analogue à celle des eaux du mont Dore et de quelques eaux des Pyrénées.
L'eau de la Puda s'exporte en grande quantité dans la Catalogne.
Analyse (Moreno, 1845).
LA PUDA.
-1 Eau, 1 kilogr.
Chlorure de magnésium 0 s'' , 0361
— de calcium 0 ,0095
— de sodium 0 ,9452
Sulfate de magnésie 0 ,1087
— de chaux 0 ,4344
— de soude 0 ,2075
Bicarbonate de chaux 0 , 4595
— de magnésie 0 ,0696
2 ,2705 Gaz acide sulfhydrique libre 0'" ,012
' M. Rubio pense qu'une nouvelle analyse démontrerait la présence de l'azote dans l'eau de la Puda.